Lui, c'est Paul, vétéran de la guerre du Vietnam et ardent patriote. Exposé à l'Agent orange quand il était Marine, il souffre de sérieux troubles psychologiques et d'une paranoïa aiguë. Depuis les événements du 11 septembre 2001 qui ont fait ressurgir les fantômes du passé, il est convaincu que l'Amérique est en état de guerre. En défenseur acharné de son pays, il sillonne désormais les rues de la ville à bord d'une camionnette équipée de micros et de caméras qu'il braque sur tout individu qui lui semble suspect.
Elle, c'est Lana, jeune femme profondément chrétienne qui a choisi de vivre en accord avec sa foi. Après plusieurs années passées en Afrique et au Moyen-Orient, elle rentre aux Etats-Unis pour s'engager dans une mission catholique qui vient en aide aux sans-abris. Elle cherche aussi à retrouver la trace de Paul, son oncle.
Wim wenders part sur le chemin difficile du film estampillé « 11 septembre » mais qui s’intéresse à l’histoire de quelques citoyens de passage.
Les acteurs sont convaincants mais on peine à accrocher.
Après un petit détour par le blues, Wim Wenders nous revient en forme avec Land of plenty. Reprenant la psychose sécuritaire qui a suivi le 11 septembre aux Etats-Unis, Wenders suit un homme paranoïaque et sa nièce en quête d'un passé oublié. Sans tomber dans le piège de la dénonciation pure et simple de cette Amérique, Wenders signe un film honnête et émouvant qui nous plonge dans les bas fonds de Los Angeles et nous montre, s'il en était besoin, que les Etats Unis ce n'est pas seulement la NBA et Tony Parker mais aussi un pays touché par la misère et où la gentrification ne concerne pas toutes les villes et les quartiers.