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Steamboy


  Steamboy

  Katsuhiro Ôtomo

  2 h 06

  Japon

  22 septembre 2004

affiche du film Steamboy - worldcinemag.com
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Note des membres :
  Kiyoshi Kodama, Manami Konishi, David S. Lee, Anne Suzuki, Katsuo Nakamura, Masane Tsukayama, ...

  Sadayuki Murai, Katsuhiro Ôtomo

  Shinji Komori, Hideyuki Tomioka

  Gaumont Columbia Tristar Films

  En 1851, à l'époque de l'Angleterre victorienne, Ray, un gamin surdoué, réussit à maîtriser une nouvelle invention ultra puissante et dévastatrice et va l'utiliser pour lutter contre les forces du mal, sauver sa famille et Londres de la destruction.

Critiques des visiteurs (3 au total)
  • Ajoutez votre critique

       Par : skeuwyk (n°14019)
    Le : 05/01/2005 à 04:55:47
    Critique :
    On reconnaît la patte du réalisateur d’akira dans ce film d’animation aussi bien réalisé. Cependant, le réalisateur ne s’appuie pas sur un aussi bon scénario ce qui fait qu’il manque un soupçon d’âme à ce steamboy. Dommage mais on passe quand même un bon moment.
       Par : HellJohn (n°10286)
    Le : 21/12/2004 à 01:40:01
    Critique :
    Il est interresant de commencer cette critique par mettre en relation ce “Steamboy” de Katsuhiro Otomo avec, aussi etrange que cela puisse paraitre, deux vieux films de Miyazaki. En effet, “Steamboy” entretient beaucoup de points communs, aussi bien visuels que narratifs, avec “Le chateau dans le ciel” (“Laputa”) et “Kiki la petite sorcière”, tout deux realisés dans les années 80. A commencer par la thematique principale qui traverse les trois films : l’homme et (contre) la technologie, y compris dans “kiki la petite sorcière” qui, malgré l’absence totale de robots ou de machines, est un vrai message d’ecologie. Cela n’est pas etonnant de la part d’un Otomo, qui a passé toute sa carrière à representer le combat de l’homme contre la machine et les consequences que cela entraine, le plus souvent la destruction, à travers des oeuvres animes sur lesquelles il a travaillé sur des postes differents : “Roujin Z”, “Memories”, “Metropolis” (dont le final est trés similaire à celui de “Steamboy”), et surtout “Akira”, l’adaptation culte de son manga apocalyptique qu’il a lui même réalisé, surement la plus extrême de ses oeuvres. Mais si “Steamboy” a exactement le même thème que “Akira”, c’est exactement l’inverse dans son traitement : en effet, alors que “Steamboy” est une oeuvre positive, poêtique (malgré les scènes de destruction monumentales, on y reviendra) au message porteur d’espoir, “Akira” est, completement à l’opposé, ultra pessimiste, êxtreme, violent et sans concessions. A la vue de la fin de “Steamboy”, on pourrait esperer une suite ou l’imaginer, alors que “Akira”, se terminant carrement par la destruction totale du monde, ne laisse aucun espoir, donc aucune suite. Le message est le même, mais la conclusion est à l’opposé : dans “Akira”, les machines l‘emportent sur l’humain, dans “Steamboy” c’est le contraire (y compris dans “Metropolis” d’ailleurs). Mais cette fin etrangement positive dans “Steamboy” s’explique par le fait que Otomo ai du, à la demande des producteurs (avec qui il aurait eu pas mal de desaccords, d’ou les nombreux retards du film, rappelons que le projet a debuté il y a 10 ans, en 1994 !!)), modifier son scenario pour en faire un film accessible aux plus jeunes. Cette morale, c’est aussi un autre point commun qu’entretient “Steamboy” avec “Le chateau dans le ciel”. Dans les deux films, les hommes tentent de s’emparer de la technologie pour faire le mal (guerre, pouvoir), technologie qui leur echappe et qu’ils doivent abandonner pour eviter la catastrophe, ne parvenant pas à la maitriser. On decouvre ce constat en cours d’aventures dans “Le chateau dans le ciel”, et ce constat est la conclusion de “Steamboy”. On peut d’ailleurs mette en parallèle le chateau dans le ciel et la machine volante du film d’Otomo, tout les deux lieux etant en apesanteur (on pense aussi aux Voyages de Gulliver) et contenant une force technologique revolutionnaire (et donc trés dangereuse, c’est bien pour ça qu’elle est suspendue, pour être difficile d’accès). Mais contrairement à “Metropolis” ou au “Chateau dans le ciel”, les hommes sont ici entièrement responsables des machines et de leur creation (des creations non vivantes, alors que dans le film de Rin Taro et celui de Miyazaki, elles ont une certaine forme de conscience, ce qui leur vaut d’ailleurs d’être rejetées, exclues), à l’image d’ “Akira”, dans lequel c’est la creation qui s’empare de l’homme et non l’inverse comme dans “Steamboy”.
    Aussi bien dans les deux films de Miyazaki que dans celui d’Otomo, les heros sont jeunes, courageux, et chargé d’une mission et d’une grande responsabilité (les heros de “Akira” sont des adolescents, Otomo a peut être voulu faire passer un message sur la destruction de l’enfance et de l’innocence). Ils se ressemblent beaucoup tous les trois, car pour illustrer un film au message ecologique, quoi de mieux que de faire du hero un enfant, entouré par un monde d’adultes finalement bien moins responsable que lui. Des films sur l’enfance, donc, bien que l’on perçoive dans le personnage de Ray un debut d’adolescence (donc de violence), notement par son comportement quasi suicidaire montré dés le debut, ou on le voit aussi frapper violement un autre enfant. Une tête brulée, quoi, mais qui, comme les heros de “Kiki la petite sorcière” et “Le chateau dans le ciel”, n’hesitent pas à prendre les plus gros risques pour accomplir leur mission, ce qui en fait de vrais heros. Heros qui gagneront en maturité. On peut egalement comparer plusieurs images des films de Miyazaki à “Steamboy”. Le ballon dirigeable qui evite de près la collision avec un grand batiment, on le retrouve aussi bien dans “Steamboy” que dans “kiki la petite sorcière” (le final). Kiki se deplace d’ailleurs en balai, Ray lui utilise la technologie (une rocket), dans les deux cas ils se deplacent sur des objets volants (comparez les deux affiches françaises du film, qui traduisent parfaitement les thèmes du film, ecologique pour l’un, technologique pour l’autre) qu’ils maitrisent à la perfection (du moins progressivement). Et d’ailleurs, même les heros de “Le chateau dans le ciel” se deplacent sur des objets volants, pour pouvoir atteindre le chateau en question. Symboliquement, le ciel, l’air, est à la fois la solution (dans les trois films, les problèmes sont resolus en plein air) et la protection (si le chateau ou la machine volent, c’est pour ne pas être atteinds). Et l’enfant est la solution qui doit être protégée. Esthetiquement aussi, “Steamboy” se rapproche des deux films de Miyazaki, en particulier de “Kiki la petite sorcière”, par ses architectures trés Européennes, trés réalistes dans “Steamboy” (les indices de lieux et de temps sont presents, le film se passe en 1851 à Londres, soit durant l’epoque Victorienne anglaise), trés imaginaires dans les deux Miyazaki (lieu et epoque indefinis).
    Artsistiquement, “Steamboy” est une merveille de tout instant, sans doute l’un des plus beaux animes jamais réalisés. 1850 plans, 180000 cellulos produits, 400 séquences infographiques, un Otomo present à chaque etape (il verifiait lui même tout les Layout), des effets numeriques inombrables, tout ça pour un budget exeptionnel de 20 millions de $, soit la production la plus chère dans le monde de l’animation japonaise (un bide entrainerait la chute du producteur Bandai). En 10 ans, plusieurs studios d’animation Japonais y ont travaillé. Le resultat est tout simplement bluffant, ahurissant ! Mais le plus hallucinant dans ce film, c’est l’action. Car “Steamboy” n’est pas une oeuvre philosophique ou psychologique, malgré le sujet qui s’y prête (là est la difference du film avec l’oeuvre de Mamoru Oshii, qui partage pourtant les mêmes thèmes qu’Otomo), c’est un pur “actionner”, un veritable blockbuster anime (rappelons que Otomo à inventé le blockbuster anime avec “Akira”). Narrativement, c’est un film plutôt classique, lineaire. L’histoire se deroule sur une trés courte durée (deux jours), et du coup, le rythme est rapide, les evenements s’enchainent avec dynamisme, et on suit parfaitement le fil de l’hitoire, aussi simple que passionante. Les personnages ne sont pas forcement fouillés psychologiquement, mais restent trés attachants et surtout interressants, notement dans les relations qu’entretiennent le fils, le père et le grand père. Effectivement, ce film montre l’afrontement de trois générations de heros, un vrai drame familial qui reserve un bon suspense, car on ne sait pas vraiment qui a raison ou pas (le père est il le mechant ? Le grand père est il fou ? Qui va choisir le fils ?). Chaque personnage a de la violence en lui, même le hero ou la fille (qui frappe son chien !), et ceux qu’on supposait des alliés vont s’averer être comme tout les autres. Mais la vrai claque est visuelle : je pense ne pas me tromper en affirmant que “Steamboy” contient les plus belles scènes d’action et de destruction jamais vues dans un dessin animé japonais. Passé une première scène de poursuite haletante et une evasion de Ray spectaculaire et intense, on assiste subitement à une veritable guerre en plein Londres entre hommes et machines. A partir de là, au milieu du film, ça ne s’arretera plus un instant. Destruction totale, explosions en masse, morceaux de bravoure non stop, c’est proprement hallucinant, spectaculaire, dement ! J’ai jamais vu ça avant, on est plus devant un simple anime, mais devant une revolution technique (logique, puisque le film raconte une revolution technologique) qui va faire figure de référence. Filmé avec une virtuosité rarement égalée, surtout au vu de la complexité de l’action (qui ne se repète jamais malgré sa longueur), les images defilent devant nous à une vitesse etourdissante, et l’action se termine dans une totale euphorie, on en verserais presque des larmes devant tant de beauté. Action soutenue par le score grandiose de Steve Jablonsky qui a travaillé sur les BOs de “Fourmiz”, “Spirit” et “Chicken Run” en matière de dessin animés, et aussi sur pas mal de film comme “Armageddon” ou “Pearl Harbor”, et ça s’entend. Sa musique associée aux images est si intense qu’elle provoque des frissons, et donne aussi au film un aspect assez americain, mais surtout trés heroïque. Otomo a bien sûr dû egayer tout ça d’une fin positive, mais le generique qui suit, montrant des dessins d’images de guerre, nous rapelle la gravité du message et nous laisse entrevoir ce qu’aurait fait Otomo du film avec une totale liberté (on se doute bien qu’il aurait devasté Londres). Mais en l’etat, son film est déjà un pur chef d’oeuvre, le type de films qui marquent une epoque et un genre. Un pur divertissement intelligent, l’un des plus magnifiques de ces dernières années.


       Par : PEPESS (n°6854)
    Le : 26/09/2004 à 09:58:30
    Critique :
    Un superbe manga à voir absolument ! L'histoire est bien construite, intelligente, avec des références à notre monde d'aujourd'hui. Quant aux graphismes, ils sont d'une beauté à couper le souffle.

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