Un hiver, à la Ciénaga. Amalia et Josefina, deux amies de seize ans, se retrouvent à l'Eglise pour parler de leur foi. Mais elles évoquent aussi leurs premières attirances pour les garçons, les premiers baisers échangés. Amalia va mettre sa foi à l'épreuve en essayant de sauver un homme du pêché : un respectable médecin de province qui va perdre ses illusions.
Le scénario joue habilement sur l'équivoque, et la jeune comédienne, excellente, confère à son personnage toute l'épaisseur du mystère féminin. Mi-saintenitouche, mi-croqueuse d'hommes, elle s'affiche tantôt lolita aguicheuse, tantôt soeurette soucieuse de sauver une âme pécheresse. C'est l'indétermination, la dualité, l'opacité psychologique des protagonistes, qui font l'ambiguïté trouble de ce film d'initiation, sans conception toute faite du bien et du mal, de l'innocence et de la culpabilité
Un scénario qui part d'une bonne intention avec des visions axées sur l'amour et les sentiments qualifiés d'irrationnels.
Hélas, le film tombe un peu à l'eau, se disperse et la mise en scène a bien du mal à convaincre le spectateur.
Un ensemble bien fragile.
Une histoire sans intérêt et des personnages peu attachants, ça n’a jamais donné de grands films. La nina santa est de ceux-là, souffrant en plus d’une réalisation fainéante. Lucrecia martel aurait-elle pris la grosse tête ?