Dans le milieu ouvrier des années trente, Elisa est la femme de Gilles. Ce dernier travaille dans les hauts-fourneaux, parfois le jour, parfois la nuit. Elisa s'occupe des enfants, de la maison et vit chaque jour dans l'attente du retour de Gilles. Victorine, la soeur d'Elisa, vient souvent lui rendre visite pour jouer avec les enfants et donner un coup de main.
Elisa attend un enfant. De drôles d'idées lui traversent la tête. Gilles et Victorine, Victorine et Gilles... Mais non, ce sont de drôles d'idées. Et puis un jour, une sensation, une certitude qui s'abat, insupportable : il se passe bien quelque chose entre ces deux individus.
Un étrange combat intérieur commence alors, fait de courage, d'abnégation, de silences. Pour retrouver ce qui était perdu. Pour redevenir la femme de Gilles.
Un film assez austère où la relation Femme / mari bat de l'aile dans une histoire d'adultère passionnée et oppressante. Le scénario est progressif, presque à huit clos par moment, et la mise en scène d'un ton très juste et percutant. Les acteurs sont éblouissants.
La femme de gilles bénéficie d’un trio d’acteurs principaux exceptionnels, clovis cornillac en tête, ouvrier bourru rongé par le remords. Le film retranscrit les relations entre lui et emmanuelle devos en étant plutôt froid et distant, ce qui peut rebuter mais en aucun cas justifier le fait de louper ce film.
Tiré d' un roman de Madeleine Bourdouxhe, ce film parle d'amour, d'abnégation, de passion dévorante jusqu'à... (vous le saurez bien assez tôt!).
Les acteurs sont tous trés bons (on y voit entre-autre Laura Smet, la fille de Jonnhy). Un film bien Français sur les sentiments qui m'a laissé assez perplexe.