Menacé en Algérie, Ismaël émigre en France, le temps que ceux qu¹il fuit l¹oublient. Il raconte son parcours clandestin sous la forme d¹un conte biblique, l¹histoire de Jonas dans la baleine. Ailleurs en France, un vieil agriculteur perd son plus jeune fils.
Ses trois enfants l'aident à traverser l¹épreuve des funérailles, mais le vieux père sombre dans une sorte d'indifférence mélancolique, perdant peu à peu la force de vivre.
Ces deux histoires ne se rencontrent pas.
Arnaud des pallières filme deux histoires différentes qui vont finir par se rejoindre plus ou moins directement. Idée originale et servie par une mise en scène recherchée et de qualité mais qui en même temps a tendance à dissiper l’émotion. Adieu n’en reste pas moins un très bon film.
Un film qui superpose deux histoires, toutes deux touchantes et profondes : celle d'Ismael qui raconte son aventure clandestine sous la forme d'un conte, et celle d'un père mélancolique, aux prises avec le deuil d'un de ses fils...
Ce film montre ainsi cette vie quotidienne où le " déni" des personnages s'expriment, est montré, avec ses affects et son lot de chagrins chaque jour...
Un " déni" qui parle du deuil impossible, ineffacable, un film d'une gravité parfaite...