Natacha s'imagine en Vierge Marie portant Jésus dans son ventre, sur les quais désaffectés de Marseille. Son Joseph, c'est Jérémie, son amour de jeunesse et de toujours. Jérémie, qu'elle n'a pas revu depuis de nombreuses années, parcourt le monde, tandis que Natacha est restée médecin de quartier.
Jérémie se tient près d'elle, mais elle n'en sait rien. Elle ne sait plus rien, Natacha. Un jour, son père l'a trouvée comme ça, inerte, muette : “sidération psychique” disent les professeurs.
Jérémie s'installe chez Natacha. Les souvenirs affluent : ils avaient 14 ans et se sont aimés. Aujourd'hui, Jérémie est de retour et ne sait pas encore qu'il va rester. Son enquête pour découvrir ce qui est arrivé à Natacha va lui faire rencontrer les personnes qu'elle côtoyait, aimer les gens qu'elle aimait, soigner les malades qu'elle soignait.
Robert Guédiguian a relevé un defi ambitieux en tournant ce long métrage sur le désenchantement qui peut nous frapper.Travaillant avec ses comédiens fétiches que sont Ariane Ascaride et Jean-Pierre Darroussin,le réalisateur touche au coeur,même si son oeuvre reste un petit film.
Mon père est ingénieur sent le déjà vu, tant au niveau de son scénario que de certains de ses personnages, un poil caricaturaux. Mais chaque plan de marseille transpire l’amour du réalisateur pour la ville. Ca ne suffit pas à en faire un grand film mais ça vaut le coup d’oeil.
Un film dramatiquement tragique, dans lequel le personnage principal féminin finit dans l'autisme...
Un film qui parle des siddérations psychologiques, c'est à dire de la perte de la voix et de certains sens cérébraux, dûs à un très gros choc émotionnel...
Ce film, interprêté entre autres par Jean Pierre Darroussin est absolument fabuleux dans la douleur, dans cette peine qu'ont le couple à devoir s'aimer dans le silence...
La réalisation est plus que sombre, très solennelle, sobre, ce qui colle très bien à l'ampleur du scénario...