Critiques des visiteurs sur Clean (9 au total)
    Par : (n°18180) | Le : 08/04/2005 à 20:34:22 Critique :
| Olivier Assayas,le réalisateur,aime travailler avec Maggie Cheung,et leur collaboration possède quelque chose de magique.Les sentiments sont ici exprimés avec une telle justesse que l'on oublie presque l'aspect fictionnel de l'oeuvre."Clean"exprime la volonté de tirer un trait sur le passé et de s'offrir une nouvelle chance dans la vie.Assayas est manifestement fasciné par la musique,et cette plongée dans le monde cruel qui l'entoure bénéficie d'une bande-son exceptionnelle.
| | |     Par : (n°18065) | Le : 28/03/2005 à 14:00:30 Critique :
| Maggie Cheung interprète a merveille cette femme et le combat que va mener pour son fils. A voir et a revoir
| | |    Par : (n°15732) | Le : 09/01/2005 à 02:25:00 Critique :
| Maggie Cheung est éblouissant dans ce film de justice.
Son jeu mêle l'émotion, la grace et ces nombreux moments touchants que le spectateur est en droit d'attente.
Un film dur, accrocheur, incisif, sur le courage et l'envie de se dépasser pour sentir pousser en soi des ailes inconnues.
| | |    Par : (n°13984) | Le : 05/01/2005 à 03:29:21 Critique :
| Olivier assayas filme sa femme comme personne et maggie cheung en ressort tout simplement resplendissante. Difficile de ne pas s’émouvoir devant le courage de cette mère qui s’accroche au peu de choses qui lui restent pour avoir encore envie de vivre. Un très grand film.
| | |    Par : (n°13600) | Le : 03/01/2005 à 20:05:06 Critique :
| On the road again…. Dans les limbes blanchâtres d’un univers rock underground voué à la drogue, Emily perd son junkie de mari à la suite d’une overdose. De cette passion destructrice, mais oh combien inscrite au fer rouge sur sa peau, elle puise la force de renaître à la vie avec un passage nécessaire : récupérer son fils à la garde de ses grands-parents. Pour s’émanciper d’une attitude passée égoïste, Emily doit redevenir ‘clean’ et entreprendre un long chemin rédempteur. De Londres à San Francisco, de Paris à Vancouver, sa croisade vers la délivrance est peuplée de luttes contre les fantômes d’antan et de déchirements face à l’âpreté du quotidien.
Les destinées sentimentales se suivent, mais ne se ressemblent pas. Après la légèreté de Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants que nous plébiscitions la semaine dernière, voilà une autre œuvre qui parle d’amour signé Olivier Assayas. Un autre chant d’un réalisateur à une actrice aimée. Maggie Cheung, son ex-compagne, qu’il avait mise en scène dans l’excellent Irma Vepp, est ici époustouflante. Juste dans ses blessures, forte dans son objectif, elle campe une Emily farouche et sensible dans un de ses plus beaux -sinon le plus beau- rôle de sa carrière, justement récompensé par le prix d’interprétation féminine à Cannes 2004.
Il est souvent aisé, le temps moulinant les souvenirs, à chaque nouveau métrage d’un réalisateur de l’encenser, comme l’aboutissement parfait de son travail. Cette fois, Clean est bien l’œuvre la plus réussie d’Olivier Assayas tant elle distille une émotion pure et limpide enveloppée dans un halo musical planant. Caméra à l’épaule pour mieux s’appesantir sur des êtres déchirés et déchirants (Mention spéciale à Nick Nolte dans le rôle d’un grand-père attachant), lumières cathartiques pâles et crues, scénario sans fioritures, le réalisateur répand sur l’écran une générosité humaniste nouvelle. Loin des clichés abondement distillés lorsqu’il s’agit d’évoquer le thème de la drogue, il se met à nu pour atteindre l’essence des êtres. A ne pas louper !
| | |    Par : (n°10313) | Le : 21/12/2004 à 02:35:01 Critique :
| Critique / analyse croisée de “Infernal affairs” / “Clean”
(attention, pour bien tout comprendre et ne pas subir de spoilers, il est conseillé d’avoir vu les deux films. Bon courage...)
j’ai été voir deux films aujourd’hui qui, aussi differents soient-ils en apparence, se rejoignent par leur thème principal, l’identité, et plus particulièrement ce qui est le titre d’un film, le choix d’une vie. Ces films, c’est “Infernal affairs” d’Andrew Law, et “Clean” d’Olivier Assayas. Dans le premier, Yan (le Tony leung de “In the mood for love”) est une taupe infiltré dans la Triade pour la police, et inversement pour Ming (Andy Lau), un flic qui bosse pour la Triade. Dans le deuxième, Emily (Maggie Cheung, de “In the mood for love” aussi) est une veuve ex-Junckie et ex-toxico qui tente de demarrer une nouvelle vie surtout pour pouvoir revoir son fils. Ce n’est pas une quête d’identité, puisque ces trois personnages savent trés bien ce qu’ils sont et ce qu’ils font. Mais ils doivent choisir. Yan et Ming sont constement sur la corde raide. Mais à la difference de Ming, Yan le faux mafieux mais vrai flic sait exactement dans quel camp il est, il l’a choisi etant jeune, en même temps que Ming a choisi le sien (on le decouvre dans un flash back final dans lequel Yan refuse de bosser pour la mafia et est rejeté, alors que Ming est accepté), il est flic dans l’âme et le restera jusqu’a la fin, et pourtant il sera tué sous sa fausse identité (mais reconnu flic quelques mois après). Ming, lui, est plus troublant. L’introduction nous le montre bien décidé du choix qu’il vient de faire. Mais quel choix ? Qu’a t-il réellement choisis ? La loi ou les triades ? Ce doute sera remis en cause à la fin, lorsqu’il abbat son chef, le chef des triades, celui qui l’a fait choisir. A ce moment, on se dit que le choix qu’il a fait au debut n’etait pas celui qu’on pensait. Mais cela, même lui ne le savait pas encore. Il s’est rendu compte de son vrai destin au cours de l’aventures, et finira par definitivement choisir son camp, aussi bien mentalement que physiquement. Le faux flic deviendra vrai flic. En résumé, le supposé mechant (mechant = triades) devient gentil mentalement, et le gentil (gentil = flic) devient mechant physiquement, il meurt en mechant (Ming effacera toute trace de son ancienne identité) alors qu’il est le gentil “officiel” du film, même si les notions du bien et du mal reste assez complexe dans “Infernal affairs”. Le fait que Ming ait choisi sa vie, ait fait son choix, le rapproche de la Emily de “Clean” qui, elle aussi, doit choisir entre deux vies, l’ancienne et la nouvelle. Si elle nous montre qu’elle est bien decidée à changer de vie après la mort de son mari et ses six mois de prison, elle hesite pourtant, regrettant son ancienne vie de Junckie avec son mari rocker, vie qu’elle est bien décidé à abandonner mais qui lui manque. Un dilemme final lui proposera soit de partir à San Fransisco pour avoir l’opportunité d’enregistrer un album, soit d’enfin passer un moment avec son fils. Deux evenements qu’elle a toujours attendu, le premier dans sa première vie, le second dans sa nouvelle vie (car elle ne pensait pas vraiment à son fils dans la première), et elle doit choisir entre ces deux evenements, choisir (à nouveau) sa vie. La patience lui permettra finalement de pouvoir jouir des deux, trouvant un juste équilibre vital, une vie qui s’annonce “parfaite”, enfin. Un juste équilibre que trouve aussi le Ming de “Infernal affairs”, qui n’a jamais vraiment su si il etait du coté du “mal” (pour Emily, le coté “mal” est son passé) ou du “bien” (pour Emily, c’est l’avenir), et qui traduit, d’un geste violent (il tire sur son vrai patron après que celui ci ait tué son “faux” patron, le commissaire, ce dernier etant, au fond de Ming, devenu son vrai chef, c’est d’ailleurs surement le fait que le commissaire ait été tué sans son “accord” qui declencha la decision de Ming, ce qui lui montrera la voie à suivre) son choix définitif. A la difference de Yan, Ming ne commence pas avec l’âme d’un flic, il la gagne, il l’adopte. C’est ce que la plupart des films d’infiltration montre, le risque qu’une taupe passe, par influence ou par habitude, dans l’autre camp. Le plus souvent dans ces films, c’est le bien qui passe du coté obscur. Dans le film d’Andrew Law, c’est le coté obscur qui s’infiltre dans le bien et qui se dissoud, ne laissant que le bien. Cela n’arrive pas à Yan. Il sait qui il est. Il a fait son choix et s’y tiendra. On nous le montre bien comme ayant des problèmes psychologiques, après dix ans passés du coté enemi c’est presque normal, mais il est en fait trés stable, trés fort mentalement. Si il va voir une psy, c’est pas pour se faire soigner de rien du tout, c’est parce qu’il est amoureux de la psy. Il est du bon coté malgré les apparences. Ming aussi, mais lui ne le sait pas dés le debut. Toute comme Ming à la fin de “Infernal affairs”, la Emily de “Clean” cherche la redemption, veut effacer toute trace de son ancienne vie tout en y gardant certains plaisirs (elle y garde le rock et la reconnaissance, Ming garde une arme et le respect). Que ce soit pour Ming, Yan ou pour Emily, trés peu sont au courant de ce qu’ils endurent, trés peu les comprennent. Sam, le boss des Triades, soutient et comprend Ming, de même pour le commissaire et Yan, trés amis, et pour Alsbert (Nike Nolte) et sa belle fille Emily, qu’il est peut être le seul à comprendre, le seul qui comprene qu’Emily peut changer et qui croit en elle. C’est d’ailleurs grâce à lui qu’elle va trouver son juste equilibre de la vie. Ces trois personnages ont trés peu d’attaches, de points de repères, et Ming et Emily devront faire leur choix seuls, influencés par leur entourage. Ils regardent le monde et ils choisisent entre deux routes. Un choix qui provoquera autant de souffrances que de satisfactions : Emily doit à nouveau abandonner son fils temporairement, et Ming, après avoir tué son boss, comprendra à la fin qu’il aurait du mourrir à la place de Yan, tué par...une autre taupe flic de Sam ! Une taupe qui, lui, est resté du mauvais coté de la barrière alors que son collègue Ming a fait un autre choix. La taupe se fera alors tué par une autre taupe. Ming abbat un des siens, qui fut son collègue dans les deux camps. Cet acte l’affranchi definitivement, faisant de lui un vrai flic. En tuant celui qui fut au depart comme lui, c’est comme si il tuait son passé. A ce moment, Ming est devenu le gentil, rôle tenu alors par Yan qui etait alors le seul personnage a savoir qui etait vraiment Ming. Un gentil disparait, un autre apparait, et le mal disparait completement. En fait, malgré les apparences, la fin de “Infernal affairs” est plus positive qu’elle n’y parait, pas aussi noire. C’est même le seul moment ou le bien domine dans le film, dans cette scène finale d’enterrement de Yan. La fin de “Clean” est, elle, au contraire plus negative qu’elle en a l’air, car elle reste ambigüe. Le destin d’Emily n’est pas montré, seulement suggéré en partie par la scène entre Emily et son beau père devant l’hotel. Rien ne nous dit qu’elle va tenir son choix. C’est seulement un message d’espoir, qu’elle peut le faire, mais on ne le saura pas vraiment. “Infernal affairs” montre un choix definitif, “Clean” montre un choix qui pourrait le devenir (le generique du debut de “Clean” montre un chantier, le film est à cette image et le personnage est en construction). Deux personnages blessés, seuls, dans deux genres de films à l’opposé, le drame et le polar. Le drame, c’est “Clean” d’Olivier Assayas, qui dirige à nouveau sa muse et epouse Maggie Cheung, neuf ans après “Irma Vep” (Maggie a entre temps retrouvé le cinema français dans l’amusant “Augustin, roi du kung-fu”). Assayas m’avait déjà etonné avec son trés beau “Demonlover”, qui mixait manga porno et snuff movie (!) dans un thriller intriguant, fascinant. Dans “Clean”, il retrouve le drame humain et iconise sa Maggie Cheung avec amour. Un film de passion, beau (même si le cineaste garde quelques manies de realisation, comme ces plans flous qui changent de focales, ou un montage pas toujours logique, ce qui peut cependant definir la mentalité du personnage) et touchant, jamais melo ou pathetique malgré un sujet pourtant casse gueule. Maggie et Nike Nolte sont magnifiques, et cette petite musique melodieuse nous berce dans ce film aussi intimiste qu’universel. Le polar, c’est “Infernal affairs” d’Andrew Law, et à l’inverse de “Clean”, la realisation et le montage sont d’une coherence et d’une logique rare, tout en etant d’une efficacité imparable. Ici, en pleine scène d’action (pas de gun fight, peu de coups de feu, seulement des chassé-croisé redoutablement tendus entre les deux camps), ce sont les images qui parlent, ce sont elles qui construisent l’action. Le spectateur comprend à travers les images. Des plans extremement nombreux, parfaitement construits, et mis en ordre avec genie. L’art du ciné HK, une histoire intense (à partir d’un simple pitch, le scenario devient complexe) aux multiples possibilités, et pourtant, grâce au language technique de la realisation, jamais on est perdu. On peut louper des details, des etapes, mais on suit toujours. En fait, pour savourer pleinement ce bijou, il faut le voir plusieurs fois pour se rendre compte à quel point la qualité narrative rejoint la qualité technique. Dans “Clean”, la realisation sert l’histoire. Dans “Infernal affairs”, la realisation EST l’histoire ! Et les deux acteurs, Tony Leung (habitué de Wong Kar Wai, vu recement dans “Hero” avec...Maggie Cheung !) et Andy Lau (genial dans les films de Johnny To) sont comme souvent eblouissants, tout comme les seconds rôles. Ce polar est une future référence !
Deux films que je conseille fortement à qui que se soit, deux experiences trés differentes qui se rejoignent par leurs thèmes universels. La preuve que, quel que soit le genre, le style, le pays ou le realisateur, le cinema est universel. On aime tout le cinema ou on ne l’aime pas...
| | |    Par : (n°9539) | Le : 19/12/2004 à 13:31:01 Critique :
| Clean est un voyage étonnant entre le monde du rock et le personnage incarné par Maggie Cheung qui cherche la rédemption pour récupérer son enfant. Le film, servi par un superbe Nick Nolte, prend vite aux tripes. On oublie vite le scénario somme toute assez banal pour plonger avec Maggie Cheung et Béatrice Dalle dans un monde parisien peuplé d'artistes et de junkies. Le tout est filmé avec brio par Olivier Assayas et est accompagné d'une B.O. ennivrante (Brian Eno, Tricky...)
| | |    Par : (n°7645) | Le : 15/12/2004 à 11:24:27 Critique :
| Quelle interprétaion de Maggie Cheung! Elle est émouvante, touchante et on a réelement l'impression de vivre avec elle toutes les difficiles épreuves de sa vie qu'elle ne cesse d'affronter. Un film dur mais à voir absolument.
| | |   Par : (n°6859) | Le : 27/09/2004 à 12:11:38 Critique :
| Actrice remarquable mais le scénario est assez banal
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