Entre « reportages » et « strip-tease » (l’émission télé...), 10ème chambre montre des « moments de tribunal » qui pourraient arriver à tout le monde. Soit on est captivé, soit on trouve cela sans intérêt mais l’initiative est suffisamment rare pour valoir le détour.
Un documentaire plus qu'un film qui pousse assez loin la réflexion dans la 10e chambre correctionnelle de Paris... On apprend beaucoup de choses au sein d'affaires diverses, et la caméra nous montre l'essentiel...
Un film signé Raymond Depardon, très grand documentariste...
Le long-métrage de Raymond Depardon a également été présenté à Cannes mais hors compétition. Contrairement à la mise en scène orientée de Michael Moore, à ses interventions à l’écran et aux nombreux effets de montages du trublion Américain, le cinéaste Français propose, en plans fixes, sans apparaître, sans question aux témoins, ni montage substantiel, la confrontation d’accusés et de leur juré devant la dixième chambre correctionnelle de Paris. Il utilise, sans prendre parti, la simplicité du témoignage brut de décoffrage pour traiter d’un sujet tout aussi incandescent que son compatriote d’outre-Atlantique : la justice. Si les deux méthodes de travail donnent d’excellents résultats, à chacun de juger cette fois du bien-fondé du verdict, du comportement des prévenus, des interrogatoires souvent impitoyables, des plaidoiries des avocats etc. De mai à juillet 2003, plusieurs accusés ont donné leur accord pour être filmé, le réalisateur a ensuite sélectionné, parmi les nombreux récits recueillis, les cas qu’il montrerait à l’image. C’est uniquement dans ce choix qu’il intervient. Son propos, encore une fois, n’est pas de dénoncer mais de montrer. En douze séquences, Raymond Depardon aborde le thème de l’alcool au volant, du port d’arme illégal, de la violence conjugale, des étrangers en présence irrégulière sur le territoire français, des dealers de cannabis, des voleurs à l’arraché etc. Autant de courtes représentations de faits de société. Passionnant !
un film sympa mais sans plus, le scénario est pas terrible, on se lasse, c'est plus un documentaire pour moi! j'ai des amis qui ont aimé ce film, comme quoi ca depend des gouts
Après Délits flagrants Raymond Depardon poursuit son état des lieux de la justice française. Par son talent Depardon a eu l'autorisation d'installer sa caméra dans la 10ème chambre correctionnelle de Paris et c'est une réussite. On est loin des serial killers et des histoires sordides mais on se laisse émouvoir et intéresser par des histoires ordinaires, pouvant toucher chacun d'entre nous, ce n'est pas du TF1 adapté par le cinéma mais bel et bien un nouveau succès pour le plus grand photographe français contemporain et l'un des plus doués documentariste.
Postez votre critique
Pour poster une critique vous devez être inscrit ou connecté en tant que membre Worldcinemag.com (gratuit).
Si vous avez déjà un compte connectez-vous ci-dessous :
Si vous avez un compte, mais vous avez oublié vos identifiants :
Si vous n'êtes pas encore membre, vous pouvez vous inscrire ci-dessous (gratuit) :