Critiques des visiteurs sur Gangsters (7 au total)
 Par : (n°17939) | Le : 17/03/2005 à 20:40:29 Critique :
| film policier d'olivier Marchal avec Richard Anconina et Anne Parillaud.Un ramassis de personnages sans morale qui cognent dur et font gicler le sang.L'originalité tient surtout à l'ambiance dans laquelle se déroule ce huis clos,mais elle est glauque et éprouvante.
| | |    Par : (n°15974) | Le : 09/01/2005 à 05:50:41 Critique :
| Le seul nom d'olivier marchal à la réalisation suffit à assurer le côté "authenticité" et réaliste du film.
Gangsters est un film relativement sombre, sans vraiment d'espoir dans lequel brillent richard anconina et anne parillaud, toujours à fleur de peau.
Si vous aimez la série "the shield", vous aimerez sûrement "gangsters".
| | |   Par : (n°14355) | Le : 06/01/2005 à 10:01:44 Critique :
| Film violent, mais au combien interessant et authentique. Olivier Marchal, un ancien flic, film avec justesse le quotidien des policiers. certes, c'est souvent exagéré, mais c'est assez efficace et reussi. Malgré quelques maladresses, ce film vaut le cout d'oeil.
| | |  Par : (n°13461) | Le : 03/01/2005 à 13:44:33 Critique :
| Voici le premier long-métrage d'Olivier Marchal (futur réalisateur de "36 quai des orfèvres". Il signe ici un thriller très sombre et réaliste, nourri certainement de son expérience de policier. Ca manque un peu d'originalité (la faute au scénario un peu trop convenu), c'est un peu cru, mais la manière de filmer du réalisateur rend le film très réaliste, et pour ça, c'est une vraie réussite. J'ai tout de même beaucoup mieux aimé "36 quai des orfèvres"...
| | | Par : (n°12320) | Le : 27/12/2004 à 14:03:06 Critique :
| Gansters est un film très noire. Je n'ai pas apprécié ce premier film d'Olivier Marshal.
Tout est amplifié.
Poutant dans ce film une brochette d'acteurs français mais décevant.
| | |   Par : (n°10590) | Le : 21/12/2004 à 15:45:14 Critique :
| L'expérience dans le monde de la police d'olivier Marchal, réalisateur, se ressent fortmenet dans ce "Gangsters". Sorte de Ripoux à la sauce polar noir, ce film ne décolle que par ses scènes d'actions réussies mais atteri rapidement sans doute à cause du jeu moyen d'Anconina et du fait que l'on "bouffe" de la série policière de plus en plus débridée à la télévision...
| | |    Par : (n°7500) | Le : 15/12/2004 à 00:09:12 Critique :
| Interdit aux moins de douze ans, Gangsters est un film franco-belge d'Olivier Marchal, ancien policier qui a cherché non seulement à retranscrire avec fidélité et lucidité le langage des flics, mais aussi les abus et les bavures policières. Propre vécu du réalisateur, ce film policier est d'une authenticité réaliste qui ne contient ni exagérations, ni fioritures, mais un développement progressif et pleinement sincère et direct. Les chemins pris pour concevoir l'intrigue ne sont pas détournés, mais tracés selon une expérience certaine de l'homme, et l'ensemble demeure bien sobre et de surcroît, accrochant. Qu'en est-il exactement ?
Avant de rentrer dans le cours de l'analyse, venons en à un petit résumé sommaire.
Franck Chaïevski ( Richard Anconina) et Nina Delgado ( Anne Parillaud) sont considérés comme un malfaiteur au casier judiciaire chargé et une prostituée droguée et sont arrêtés par des flics bien véreux. Amenés dans le commissariat du dix-huitième arrondissement, tout -deux subissent un interrogatoire musclé pour une affaire bien sombre : un hold-up ravageur et sanglant dans le coffre fort d'une discothèque qui laissera derrière lui la mort de sept personnes et le vol de bijoux d'un montant de cent millions de francs.
Au travers de cette histoire, les ripoux corrompues jusqu'à la moelle vont tout faire pour mettre la main sur le magot dérobé et ainsi, violer toute morale policière et toute notion du bien et de la justice. Parviendront-ils à leur fin et que vont devenir les deux « supposés coupable » ? La question reste posée ?
D'après donc une motivation accrue du réalisateur, l'histoire ? autant intéressante, captivante que passionnante ? n'en demeure pas moins compliquée et difficile à suivre. Il faut être très attentif pour bien saisir l'essence de ce film ainsi que son intrigue et même poussée à son paroxysme, l'attention ne suffit pas toujours. Ma principale critique se fonde justement sur cette intrigue qui n'est pas purement linéaire et qui s'envole dans des rétrospectives évasives : le spectateur ne parvient plus à suivre et finit par décrocher. La clarté de l'ensemble s'avère assez indigeste et il faut véritablement attendre la fin pour bien comprendre les rouages précédents et tirer la quintessence de l'intrigue.
Néanmoins, cette clarté brouillée entraîne certes une compréhension bien délicate, mais permet d'installer un suspense puissamment exploité au c'ur même des péripéties et des rebondissements de chacun des personnages. Originellement, l'intrigue policière ne peut que susciter ce suspense nécessaire pour brouiller les pistes : le jeu du double donne au récit un sens intéressant et efficace à exploiter et le résultat final est un délice qui ne peut que se savourer. En effet, les ripoux rigoureusement répudiant sont sujets à une versatilité exacerbée et des voltes faces sans précédents : on entre dans le caractère et le comportement de ces « flics » et on ne sait jamais ce qui va arriver, excepté leur ambition de gravir les échelons et leur corruption écoeurante.
Pour continuer dans l'action pesante du film, il reste des choses à souligner de très près. Outre un décor austère dans une plénitude malsaine, l'action est suffisante à souhait et le récit n'en manque pas. Suffisante mais pas intense. Cette énergie qui tire son intérêt dans le sexe, la violence, la vulgarité, le vice de la corruption, convoitise, rivalité et mensonge demeure récurrente d'un fil à l'autre, et bien des passages soulèvent des malaises visuels terribles. Des moments d'une violence rare, choquants, et il faut avoir le c'ur bien accroché pour tenir ce film des yeux et l'affronter : le sang afflue, coule à flot, l'interrogatoire devient une boucherie humaine et les marques se lisent sur les visages. Armes, revolvers, matraques, force physique, attouchements sexuels à la limite du viol, passage à tabac, autant de moyens pour faire naître une atmosphère sombre, bouleversante, étouffante, et l'ensemble est très fort et riche en agitations et en instants brusques et sévères.
En outre, si le spectateur en a plein la vue, il est également pris par ce film qui va crescendo dans le « ton » : les insultes sont progressives, de plus en plus ardentes et provocantes, les insinuations tout autant et malgré ces débordements, nous pouvons sentir un dialogue très précis et très travaillé dans le langage des policiers, des prostitués et des macros, et de la racaille de façon générale. La violence est vraiment débridée, montré avec justesse et finesse et le réalisme va de pair avec le passé d'Olivier Marchal et ce qu'il a voulu montré par le biais cinématographique.
Quant à la réalisation, l'ensemble est également positif et le côté sobre du film est un petit « plus » qui n'est nullement négligeable. Les champs de caméra sont très efficaces et très pertinents dans les mouvements et plans véhiculés et filmés : insistance sur des regards décisifs, trompeurs, sur des personnages clés , sur des instants crus tel qu'un passage à tabac, un début de viol et les gros plans mettent mal à l'aise mais sont absolument indispensables.
Les lieux de l'action sont normaux, mais classiques pour instaurer une atmosphère malsaine et pleine de vices : bar à strip tease où se déroulent certaines rencontres, huit clos pour l'interrogatoire, cellule de garde à vue et une bonne partie de l'intrigue se déroule la nuit, à l'abri de tout regard et de façon très secrète.
Enfin, que serait un film sans la prestance et le pouvoir des acteurs en présence ?
Là encore, un sentiment bien enthousiaste s'empare de ma vision. Après « la vérité si je mens 1 et 2 », Richard Anconina revient plus en forme que jamais et cet acteur ne déçoit jamais dans ses multiples interprétations : toujours très solennel, très ancré dans la peau de son personnage, bourré de talent et de justesse proportionnelle à la mesure des répliques et des investissements demandées.
Sa partenaire de film, Anne Parillaud ? actrice principale de Nikita- reste également bien convaincante et son rôle lui va comme un gant : prostituée « voulue et forcée » , ses regards en disent bien long et la dureté de son personnage est rigoureusement interprété avec brio, conviction et fort en gueule et en répliques.
L'ensemble des autres acteurs vaut son pesant d'or et je pense tout particulièrement à Alexandra Vandernoot, Gerald Laroche et François Levantal parmis les autres que je passe sous silence, mais qui sont aussi à savourer et à apprécier.
Somme toute, Gangsters est un film réussi, simple et sobre dans sa réalisation, mais trop compliqué dans le déroulement de l'intrigue, parfois mal menée, et difficile d'accès pour le « premier » regard. Néanmoins, le suspense est à son comble et l'histoire délicate reste intéressante et écrite avec réalisme et motivation. Les comédiens sont d'une justesse prodigieuse et j'espère que vous apprécierez ce film, autant que j'ai pu l'apprécier, en dépit des moments sanglants difficiles à supporter, mais d'une richesse apportée nécessaire et au rythme de l'action et de la « rivalité » humaine.
Merci pour votre attention.
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