Critiques :
La porte des secrets
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Critiques des visiteurs sur La porte des secrets (3 au total)
   Par : (n°19400) | Le : 24/10/2005 à 12:22:30 Critique :
| g tro aimé ce film ! il é tré bien fé ! listoire est prenante é la fin est surprenante et agoissante ! l'héroine joue tro bien !
| | |   Par : (n°19225) | Le : 08/08/2005 à 15:35:40 Critique :
| Voilà une bonne surprise que ce "La porte des secrets" (un titre déjà peu original, le titre original est "The Skeleton Key"), d’autant plus que la bande annonce était bien peu enthousiasmante, mais heureusement assez éloignée du résultat…
Caroline (Kate Hudson) quitte l’hôpital dans lequel elle travaillait pour aller soigner à domicile le mari mourrant (il ne lui resterait plus qu’un mois à vivre) d’une vieille femme, dans leur grande maison décrépie dans le delta de Louisiane. Elle est accueillie par Luke (Peter Sarsgaard), le jeune avocat du vieux couple. Le mari, Ben (John Hurt), est paralysé et muet depuis un mystérieux incident s’étant produit dans le grenier de la maison, tandis que sa femme Violet (Gena Rowlands) est peu accueillante, mais doit néanmoins se résoudre à la compagnie et l’aide de Caroline. Mais quelque chose ne tourne pas rond chez ce couple, et Caroline va découvrir des choses bien étranges en parcourant la demeure, clé en main...
Intriguant au début, le film de Iain Softley nous décrit le contexte du delta de la Louisiane en instaurant une ambiance glauque et étouffante (la scène flippante au début dans la station essence a des airs de "Massacre à la tronçonneuse") des bayous du coin. Mais il se tourne ensuite vers un schéma plus proche du film de maison hantée (la maison qui porte une lourde histoire et des propriétaires étranges), avec pour originalité des éléments de vaudou et de magie noire. Ca change des traditionnels fantômes, même si de fantômes il est aussi question dans "La porte des secrets". De facture classique, usant de certains clichés toujours efficaces, "La porte des secrets" intrigue du début à la fin, et c’est quand on pensera tenir la clé de l’énigme (on pense à plusieurs solutions) que le twist final nous surprendra agréablement. Adepte du twist depuis celui, tétanisant, de "Arlington Road", le scénariste Ehren Kruger a été mal employé chez Dimension film (la branche films de genre de Miramax) via "Scream 3", le sympathique "Piège fatal" (c’est un de ses vieux scripts qui a été ressorti à l’occasion de ce film) et le malheureux "Impostor" (sorti directement en dvd chez nous, Kruger adaptait là une nouvelle de Philip K. Dick). Mais il étonnera à nouveau en adaptant minutieusement (un peu trop, pour certains) "Ring" au cinéma US, avec "Le cercle" et sa suite. Il est aussi le scénariste de "Les frères Grimm" de Terry Gilliam. Spécialiste du twist nihiliste donc, et celui de "La porte des secrets" l’est assurément et étonnement. Le final, sombre et ironique, ajoute de l’épaisseur au reste du film, lui confère une autre dimension. Le suspense de facture classique devient finalement une parabole sur la croyance, ici la croyance en la magie noire. Le fait d’y croire ou pas aura une grande importance au cours du film. Un retournements scénaristique retors et vicieux, certes attendu (c’est la concrétisation d’un plan, et puis l’on s’attend forcément à un twist) mais pas du tout comme on l’espérait (les multiples indices dissimulés au cours du film sont interprétés différemment que ce que l’on pensait) et amené d’une façon inhabituelle…
Exploitant l’univers de la sorcellerie (peu visité au cinéma, on notera "The Craft" ou "Les ensorceleuses" qui en font leur thème principal), ici appelé le « hoodoo », le réalisateur et son scénariste nous livrent quelques passages angoissants, liés à cet univers inconnu, fascinant (on aimerait toujours en savoir plus, avoir la preuve de son fonctionnement, savoir d’où ça vient, comment ça marche…) et lointain (et dont la culture est assez bien décrite, le film semble avoir été le fruit de recherches minutieuses), mais abusent aussi un peu du sujet, principalement lors du granguignolesque quart d’heure de fin (le coup de la ligne rouge au sol, c’est facile), dans lequel Gena Rowlands nous offre un cabotinage (genre la vieille tortionnaire, on connaît) comme on en a rarement vu dans sa carrière. Mais malgré ça, le film se termine sur une très bonne impression qui rattrape le ridicule (relatif) auquel on vient d’assister, de manière calme et désespérée après la tempête. Le film parvient à intriguer et à captiver, et ne perd jamais son spectateur en route. L’habile scénario (se réclamant de classiques du genre, comme "Rosemary’s baby", "Angel heart" ou "Ne vous retournez pas") ménage le suspense et les rebondissements (et quelques sursauts) et développe l’histoire comme si on montait un escalier sans savoir ou il mène, marche par marche, jusqu’au final, ou l’on tombe de cet escalier. Le réalisateur Iain Softley soigne le cadre, la photo, le décor et la musique (composée par Edward Shearmur, un fidèle du cinéaste), et compose son film de belles images à la lisière de l’onirisme, comme il l’a fait pour le drame ("Les ailes de la colombe", quatre nominations aux Oscar), le film de science fiction ("K-Pax" avec Kevin Spacey et Jeff Bridges) et même le thriller (le méconnu "Hackers", thriller informatique avec Angelina Jolie et Johnny Lee Miller). Un réalisateur qui sait poser une ambiance à la fois calme et pesante, parfois tendue dans "La porte des secrets", notamment entre Caroline et Violet. Les relations entre ce triangle de personnages s’avèrent intéressantes et parfois effrayantes (surtout lorsque Ben demande de l’aide). Dommage que certaines scènes explicatives (celle avec la copine de Caroline) soient de trop, de mêmes les scènes ou Caroline quitte la demeure pour aller en ville, ce qui relâche la tension du huit clos et de l’atmosphère…
Si elle est vraiment mignonne (et on la vois nue de dos, que c’est beau), Kate Hudson, fille de Goldie Hawn, n’est pas très convaincante ni très convaincue (peut être parce qu’elle venait d’avoir un enfant et qu’elle s’est peu investi dans le rôle). Pas de quoi oublier la Penny Lane de "Presque célèbre" (toujours son meilleur rôle, pour lequel elle a reçu une nomination du meilleur second rôle aux Oscar). Son personnage est de toute façon assez fade. Gena Rowlands est délicieusement ambiguë, jouant de son physique agréable pour mieux instaurer le doute, mais pète vraiment les plombs vers la fin. Peter Sarsgaard ("Garden state") est comme Kate peu emballant. Mais le plus étonnant, c’est John Hurt, une seule réplique durant tout le film, mais qui parvient à nous terrifier en un seul regard, à instaurer la peur rien qu’avec l’expression de son visage. Un véritable jeu d’acteur sans dialogues. Son personnage est aussi le plus intriguant et gardera son secret jusqu'à la fin.
"La porte des secrets" est donc un suspense des plus classiques, mais le cruel dénouement et l’ambiance marquante l’élève au dessus du lot. A découvrir.
| | |     Par : (n°19186) | Le : 03/08/2005 à 20:33:50 Critique :
| Je n'étais pas emballée par la bande annonce de ce film, mais finalement j'ai vraiment aimé. C'est très bien fait, très angoissant surtout le dénouement ... on y repense bien après et on réalise à quel point l'histoire est effrayante. Quasiment aucun effet dans ce film juste une une angoisse qui va crescendo et qui est distillée par petites touches, c'est ça qui est très fort. Je le conseille fortement.
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