Très très mauvais ce film, après leur spectacle déjà pourri, je vais finir par penser qu'Eric et Ramzy ne sont bons que sur les plateaux télé...
Quelques gags sympas quand même, j'avoue que le coup des "ingénieurs-philosophes" m'a bien fait marrer...
Le duo de comiques Eric et Ramzy réalisent leur premier long métrage. Pour les fans il s'agit avant tout d'une série de phrases cultes! L'humour "c'est celui qui dit qui est" peut déconcerté certains, mais regarder ce film demande avant tout d'avoir envie de rire. On est bien loin d'un double zéro complètement raté, et c'est tant mieux! :D
A première vue, ce film qui se veut comique reste plutot lobotomisant : les répliques des deux personnages principaux, Eric et Ramzy sont trop superficielles et manquent de spontanéité pleine pour pouvoir rire aux éclats. L'humour de ces deux comédiens ne m'a jamais particulièrement marqué, bien que je réserve un bémol pour Ramzy qui est déjà plus convaincant dans ses sketckes. Eric apparaît comme un pauvre débile - de surcroît puéril dans ce film et l'intervention de son partenaire rétablit quelque peu le coté humoristique du sujet principal : une prise d'otage marquée par l'intervention rocambolesque de nos deux héros. Toutefois, bien que le scénario soit assez pauvre mais cependant captivant d'un coté, deux choses m'échappent dans ce film et en font un manque d'enchainement logique et véritable dans l'intrigue : 1) Comment Eric et Ramzy se retrouvent habillés en chevalier après avoir glissé le long d'une bouche d'aération? Ceci s'est t'il fait par l'opération du Saint Esprit? En tout cas, ce passage n'est pas très clair et le lien de concordance est inexistant. 2) La fin du film est sacadée et navrante, en dépit d'un légère originalité quant à l'ultime scène. Sans vouloir tout raconter, le suspense est très mal mené et l'effet de surprise met mal à l'aise : la constante du film est placé sous la vision de nos deux héros, qui de par leurs actions saccagent le plan foireux de la prise d'otage des méchants, mais cet idée est anéantie à la fin. Les méchants gagnent, symbolisé par la femme corrompue et la logique prend un sens contraire aux expectations du cinéphile. Bien pour le suspense mais ô grand malheur pour l'effet brusque de celui ci qui est trop vite appréhendé et traité par le réalisateur. Toujours au niveau de la réalisation, certaines scènes rendent hommage à d'autres films et ainsi, le procédé de l'intertextualité prend sa place : ainsi, retrouvons nous des souvenirs de " la Tour Infernale", " Speed" ou encore " Matrix". Somme toute, La Tour Montparnasse Infernale est à voir en tant que divertissement, un simple divertissement fragile et plus ou moins critiquable. Certaines scènes visuelles, j'en conviens, valent le coup d'être vues car très amusantes et bien trouvées et l'enchainement de petits faits anodins et hasardeux constitue l'intrigue du film qui progresse de façon assez subtile dans son ensemble. Le ton humoristique de nos deux loustics fait rire certes, mais reste agaçant à de nombreux moments et surtout, en la personne d'Eric. Ce dernier, à vouloir trop en faire déborde et rend le ridicule originel de son personnage encore plus ample. Bref, d'autres comédies sont bien plus convaincantes et captivantes et ce film ne mérite pas autant une telle médiatisation !
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