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Critiques : 8 femmes



Critiques des visiteurs sur 8 femmes (5 au total)
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       Par : Tord (n°19346)
    Le : 10/10/2005 à 11:50:45
    Critique :
    Dans le genre film qui ne mérite pas ses critiques, 8 femmes est en tête. Une ambiance lente, mais surtout les acteurs se ridiculisent à chanter des variétés pitoyables. Seule la fin peut à la rigueur remonter le niveau du film. Mais on peut dire aussi qu'il est original. Le mieux est de le voir... je ne le conseille cependant à personne
       Par : javalove (n°19199)
    Le : 06/08/2005 à 20:03:42
    Critique :
    Ce film est vraiment drôle ! On cherche le tueur (mais y'en a t'il un?) entre ces 8 femmes , les preuves et doutes s'accumulent mais le final est remarquable !
       Par : nicoreading (n°18224)
    Le : 12/04/2005 à 00:23:18
    Critique :
    A la première vision, ce film parait super, mais en y regardant bien c'est une belle imposture.
    Ozon fait du ozon, mais ne nous livre pas son meilleur cru.
    Il avait fait plus subversif avec ses premiers films, la on est dans la redite, dans le prétexte, dans la dernière chance de toucher le public.
    Reste béart, qui pour une fois, ne fait pas du Béart, et l'on ne s'en plaindra pas, tant elle est à chier d'ordinnaire.

       Par : olivia62 (n°18210)
    Le : 10/04/2005 à 13:56:02
    Critique :
    Très bon film avec un soupçon de suspens. Film assez décalé quelques-fois, il peut nous faire penser à une comédie musicale des années 50/60.
       Par : secretdenfance (n°18499)
    Le : 15/12/2004 à 17:03:03
    Critique :
    L'un des films tapageurs du moment, en l'occurrence « Huit Femmes », est un film qui demeure difficile à classer : avant tout comédie policière à suspense, l'ensemble est également tourné et vu selon une pièce théâtrale ? tiré justement d'une pièce de Robert Thomas - , mais également une comédie musicale.

    Le réalisateur François Ozon a su placer et reprendre une histoire ingénieuse dans un cadre original : l'histoire se passe pendant les fêtes de Noel, en pleine période d'après seconde guerre mondiale et l'arrivée de Suzon, étudiante en Angleterre, est l'entrée en matière de la comédie. Cette dernière rentre chez sa famille afin d'y passer les fêtes, accompagnée de sa maman venue la chercher à la gare, et sitôt arrivée, Suzon découvre son père mort, poignard enfoncé dans le dos dans le lit.
    Que s'est il passé ? Personne ne le sait vraiment ou feint de le savoir ? Suzon va mener sa propre enquête, mais suspense, huit femmes, huit coupables : laquelle a tué ? La question reste posée.

    Pour restituer la compréhension de ce film, il est primordial de comprendre les relations qu'entretiennent les personnages entre eux, au sein de cette maison :

    - Honneur tout d'abord à Danielle Darrieux, mère de Catherine Deneuve et par conséquent, grand-mère de Suzon ( Virginie Ledoyen )et de Catherine ( Ludivine Sagnier).
    - Plaçons ensuite Catherine Deneuve dans le rôle de la maîtresse de maison, et mère de Suzon et de Catherine ? les deux filles.
    - Augustine, alias Isabelle Hupert, s'ur de Catherine Deneuve.
    - Louise la soubrette jouée par Emmanuelle Béart.
    - Chanel la cuisinière interprété par Firmine Richard.
    - Et enfin, Pierrette qui répond au nom de Fanny Ardant, s'ur du défunt lui-même prénommé Marcel.
    Tous ces personnages se regroupent au fil de l'intrigue sous la vision d'un huit clos symbolisé par de nombreux faits des plus étranges et intrigants : ligne de téléphone coupée, voiture non fonctionnelle, météo nullement clémente qui empêche tout déplacement et le « dehors » ne peut exister dans cette comédie. Une maison mignonne et bourgeoise, une seule pièce pleinement majoritaire ? le salon- , des déplacements, des agitations, des tensions débordantes, des dialogues, des jeux de scène et surtout, des révélations plus ou moins malsaines, des trahisons indigestes, des danses, des trépignements, des vertiges ancrés dans un suspense prodigieux et qui tient le spectateur en haleine.

    L'intérêt de ce film provient d'un bon nombres de facteurs, mais le jeu des acteurs contribuent énormément au comble du sublime suscité : la tromperie parmi tout ces membres est de rigueur, le faux semblant également et les masques finissent par tomber. Chaque personnage semble s'opposer à l'autre et au final, tout n'est que venin agressif, jalousie et langue de vipère, rivalités nauséabondes, méfiance accrue doublée d'un profond sentiment de suspicion envers chaque coupable « potentiel ».

    En outre, il n'y a pas vraiment de personnages à préférer dans cette comédie puisqu'ils sont tous convaincants et de talent : entre la délicieuse Emmanuelle Béart qui ne déçoit jamais, telle une soubrette arriviste, digne d'une grande insolence et d'une perversité notoire, Ledoyen et Sagnier très énergiques et pleine de caractère, Deneuve qui semble peu attristée par la mort de son mari et qui paraît livide, Huppert la femme par excellence morne, morose, aigrie et de surcroît hypocondriaque, Darrieux qui semble vouloir conserver ses titres de très près, Ardant, bisexuelle, qui elle aussi est vivement intéressée par l'argent de son propre frère, et sans oublier Firmine Richard qui semble trop honnête pour être vraie.
    Chaque acteur dans son rôle est absolument immoral, exquis, splendide et on ne peut pas savoir à quel point on peut les estimer, les mépriser, les aimer et les hair, ni de combien d'actions sublimes ou de forfaits monstrueux ils sont capables.

    Ce fabuleux scénario ? outre d'être richement interprété ? est plein de vacillements et de balancements harmonieux et subtils , hyper-sublimes même. On rit et sourit de la niaiserie et de la folie des personnages, les rapports de suspicions sont tellement brouillés, deviennent tellement vagues, les fils qui relient vos conceptions sont si ténus, que vous entrez dans une sorte de gaieté languissante récurrente.
    De plus, le sang-froid des personnages est onctueusement admirable et pousse aux dernières limites de l'ironie : certaines énormités paraissent incompréhensibles, on se croit dans une maison de fous, mais la charge des acteurs demeurent très bonnes, très puissantes, et l'emphase de ceux ci saura vous mettre en appétit. Les équivoques les plus singulières, les transpositions les plus inexplicables ont lieu et le temps semble complètement disparu dans « huit femmes » : la notion du temps paraît donc en effet supprimée et nous avons l'impression d'avoir été enseveli dans les voiles d'un sommeil plein de visions. Tout en cogitant, nous pouvons largement éprouver un bien-être et une légèreté d'esprit merveilleuse, une grande langueur qui ne manque nullement de charme.

    Pour finir, cette comédie farfelue à souhait ne serait qu'incomplète sans les interprétations musicales régnantes : « Toi jamais » pour Deneuve, « Message personnel » pour Huppert, « Mon amour, mon ami » pour Ledoyen, « Papa, t'es plus dans le coup » pour Sagnier , « Pile ou face » pour Béart, « Pour ne pas vivre seule » pour Richard , « A quoi sert de vivre libre » pour Ardant et enfin, « il n'y a pas d'amour heureux » chanté par Darrieux, par ordre d'apparition au fil de l'intrigue. Ces doux chants d'une amertume enivrante contrastent avec les disputes incessantes des personnages et chaque femme chante, déclame avec une verve étonnante, et une sûreté, une pureté inouies de diction. Ces mélodies sont pour la plupart énergiques, les voix suaves, et une à la fois, enveloppe, étouffe, éteint, dissimule le tapage criard : la gaieté musicale bat donc son plein, un certain enthousiasme s'installe telle une gaieté quasi sarcastique qui converge vers la vision d'une fraternité reconciliante.

    Somme toute, ce film est un véritable délice et le bonheur est au cinéma, là, sous la forme d'un petit morceau de confiture : prenez-en sans crainte !

    Nota bene : le générique présente huit fleurs différentes qui symbolisent sans doute le trait spécifique de chaque actrice. A voir absolument.


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