Film Bad Santa de Terry Zwigoff
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Critiques : Bad Santa



Critiques des visiteurs sur Bad Santa (9 au total)
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       Par : metal2981 (n°18967)
    Le : 08/06/2005 à 03:08:10
    Critique :
    Personnellement je trouve le film excellent. Les personnages sont délirants : Billy Bob Thorton en père Noel alcoolique et obésédé sexuel, le gosse qui colle toujours aux baskets du faux père Noel. Également je trouve que les dialogues sont brillants. Cynique, drôle et touchant, voici le film idéal pour ceux qui détestent Noël et ses traditions.
       Par : alain11853 (n°17275)
    Le : 15/02/2005 à 22:49:28
    Critique :
    Billy Bob Thorton est,une fois de plus,épatant dans"Bad Santa" une comédie grinçante ou l on reconnait la touche ironique deTerry Zwigoff,le réalisateur de l excellent"Ghost World".Un film de saison,mais donnant une image pour le moins"différente" du Père Noel!
       Par : aloretro (n°16525)
    Le : 09/01/2005 à 18:30:16
    Critique :
    franchement si vous avez emmener vos enfants à ce film, ça craint!! c tout sauf un comte pour les gosses. un père noel totalement décalé, ivrogne, voleur, j'en passe et des meilleurs.
       Par : skeuwyk (n°14246)
    Le : 06/01/2005 à 02:44:01
    Critique :
    Une comédie un poil irrévérencieuse sur noël, c’est suffisamment rare pour valoir le détour. Ce n’est peut-être pas la comédie de l’année mais on s’amuse bien et le rôle de père noël malgré lui va comme un gant à billy bob thornton.
       Par : HellJohn (n°10177)
    Le : 20/12/2004 à 23:56:01
    Critique :
    A ceux qui détestent cette période de Noël, « Bad Santa » est fait pour vous. A ceux qui aiment cette période, « Bad Santa » est aussi fait pour vous...

    En effet, contrairement à ce qu’on pourrait penser, « Bad Santa » de Terry Zwigoff, n’est pas un film contre Noël. C’est une comédie qui critique Noël à travers les personnages pour mieux révéler ses qualités, sans pour autant tomber dans la mièvrerie qui ferait de « Bad Santa » le genre de films qui repassent tout les ans pendant les vacances de fin d’année (sans ça, « La course au jouet » aurait pu être un bon film). Une comédie mélancolique, ravageuse mais aussi touchante. Rien que la première scène dévoile cela, nous montrant un type déguisé en père Noël avachi sur le comptoir d’un bar, qui expose, en voix off et le ton las, la situation et qui se présente tristement. Puis il sort dans la ruelle derrière le bar, pour finalement dégueuler contre le mur, au moment où s’affiche le titre du film. Mauvais Noël en effet, comme chaque année, pour ce gars qui ne s’appelle pas Santa mais Willie, et qui ne croit plus en rien sauf en l’argent. Et si il se déguise en Père Noël, ce n’est pas pour faire plaisir aux gosses qui viennent sur ses genoux et dont il n’a en fait rien à foutre, mais pour cambrioler les grands magasins pour lesquels il travaille, avec l’aide de son acolyte et ami Marcus, vrai nain déguisé en elfe. Pas toujours facile pour Marcus de supporter un looser alcoolique mais très doué pour percer les coffres, technique qui lui vient de son père (pas Noël, lui, au contraire). Chaque année, ces deux là procèdent de la même manière, se débarrassent de toute bonne conscience pour s’en mettre plein les poches. Leur technique nous est dévoilée au début du film, après que Willie se soit présenté, ou on les voit accomplir leur plan. Mais l’histoire du film débute l’année d’après, ou tout ne se passera cette fois pas comme prévu. Ce Noël, tout va changer pour le pauvre Willie, qui va devoir supporter une barman qui fantasme sur les Père Noël, son compagnon nain (pardon, je voulais dire « homme de petite taille ») qui s’occupe de tout, la femme de Marcus qui est aussi dans le coup, le responsable coincé du magasin dans lequel il travaille, le big boss pourri de ce magasin, des enfants en pagaille qui viendront lui dire ce qu’ils veulent pour Noël (« Qu’est ce que tu veux ? », leur dit machinalement Willie lorsqu’un nouveau môme s’installe sur ses genoux), un gay psychotique, un gosse collant et naïf et sa grand-mère folle. Rien que ça, et Willie va en baver.

    Certes le film est très méchant. Willie et Marcus sont des experts en toutes sortes d’insanités, se contrefoutent de Noël. Willie boit, pisse dans son froc, boit, s’écroule déguisé devant la file de gosses qui attendent le Père Noël, boit, balance sa bière sur le pare brise d’une bagnole, matte les culs dans le magasins, boit, se tape des grosses femmes dans les vestibules, s’installe chez un gosse qui vit seul avec sa grand-mère folle, fait du chantage pour ne pas être viré, boit, fume, dis la vérité aux gosses quand il devrait mentir et vice versa, ect. Plus que les autres personnages, Willie est un salaud de la pire espèce, un profiteur, un voleur, un menteur, un tricheur, grossier, pervers...Mais à travers cet humour dévastateur et vulgaire (la variété d’insultes y est impressionnante) qui part pourtant d’une poignée de personnages, le réalisateur délivre petit à petit un message qui démontre que même le pire des salauds peut être bon. La rédemption est possible pour tous, y compris pour Willie, qui va s’attacher à un gosse (Willie l’appelle « gamin » puisqu’il n’a pas de nom). Un gosse gros, sans amis, collant (des questions, des sandwichs…), mais pas si naïf qu’il n’en a l’air. Un gosse loin des clichés dont les comédies de Noël nous avait habitué, un gosse à la fois tellement chiant mais si attachant. Willie va se rendre compte à travers ce gamin (puisque, en bon profiteur qu’il est, Willie va s’installer chez ce gosse qui vit dans une immense maison) qu’il peut être un type bien, même si c’est fatiguant de faire des trucs bien. Le gamin ne va pas totalement transformer Willie, on n’est pas dans un film utopiste dégoulinant de bonne morale. Il va simplement lui donner envie de devenir meilleur (pour reprendre l’expression de Nicholson dans « Pour le pire et pour le meilleur »), de se ranger. Pas de guillemauve à la fin, mais avec 3 ou 4 minutes en moins, le film aurait été touché par la grâce et aurait pu devenir une des comédies les plus cruelles jamais vues, un conte mélancolique teinté d’ironie noire. Dommage que le film ne se soit pas terminé à temps, sur le bas de la porte du gamin, car la fin semble avoir été rajoutée pour ne pas faire « trop », pour soulager un peu de tant de cynisme. Mais si le film n’est pas aussi cruel qu’on l’aurait voulu, il reste l’un des films les plus drôles de l’année, aussi politiquement incorrecte qu’humain. Pour une fois, ce n’est pas l’esprit de Noël qui ressort vainqueur (on laisse ça au futur contraire de « Bad Santa », « Le pôle express »), mais plutôt les personnages, même si Willie ne finit pas forcement en bon état ni là ou il voulait…

    « Bad Santa » n’est donc pas vraiment une critique de Noël. Le contexte de Noël n’est pas dénoncé, c’est plutôt la vision que les personnages en ont qui est violente. Des personnages qui ont perdu la notion de Noël, de l’innocence, qui veulent maintenant du fric et du sexe. Des taches dans un univers merveilleux qui pour eux n’est que le contexte des affaires. En particulier ce magnifique trio d’ordures que forment Willie (Billy Bob Thornton), Marcus (Tony Cox) et Gin (Bernie Mac), ce dernier personnage étant malheureusement peu présent. Regrettable quand on voit par exemple cette scène hilarante ou Gin et Marcus tente de relever Willie bourré sur son siège de Père Noël en plein magasin, en se balançant des obscénités à hurler de rire. Comment ne pas hurler de rire aussi quand Willie, encore bourré, pense que le patron fait allusion à ses performances sexuelles (d’où naît la réplique déjà culte « ma défonceuse de chattes ») ou quand Willie rentre pour la première fois dans la baraque du gamin, masque sur la tête, prêt à voler tout ce qui se vole. Ou encore quand Marcus demande à Willie ou il pourrait dégoter d’autres nains si il devait le remplacer, ou lorsque Marcus tente de négocier le pourcentage du butin qui reviendra à Gin. Puis il y a aussi cette scène ou Willie se fait agresser par un gay taré. Et plein d’autres ! Des scènes ou l’on se tord de rire (même si la tendresse prend peu à peu le pas), des répliques qu’on est pas prêts d’oublier, un humour noir qui marque. En fait, rien que de voir la gueule des personnages, on se marre. Ce sont véritablement eux les moteurs du film, ceux qui nous font rire. Ces personnages créent l’histoire, assez simple (mais qui réserve quelques coups de théâtre plaisants), et les situations, délirantes. Des personnages pittoresques, uniques, qui nous rappellent qu’on est bien dans une production des frères Cohen, et dans un film de Terry Zwigoff, le réalisateur du caustique « Ghost World » et de « Crumb » (avec Robert Crumb lui-même).
    « Ghost World » était d’ailleurs l’adaptation d’une bande dessinée de Robert Crumb à l’humour très proche de celui de « Bad Santa ». « Bad Santa » lui-même aurait pu être une bande dessinée humoristique, on pourrait presque rajouter des bulles sur les images du film. Tout comme « Ghost World », « Bad Santa » est ludique, original, rythmé et féroce, mais aussi un film sur l’innocence perdue, sur la vision qu’ont les personnages principaux du monde dans lequel ils vivent (on se sent même parfois aussi bourré que Willie). C’est aussi comme « Ghost World » un film sur l’amitié, plus qu’un film de Noël en fait (on fera nettement la différence lors d’une réplique précise du gamin). Mixer le traitement de Terry Zwigoff à l’humour des frères Cohen (pas scénaristes, mais leur influence est évidente), ça donne forcement un film mordant qui a sa propre identité marquée. Et puis techniquement, le film est très réussi, sans être novateur. La photographie et les éclairages parviennent très bien à retranscrire l’ambiance chaleureuse de Noël, ce qui augmente encore plus l’impression que ces personnages ne font pas parti de cet univers. Et la camera est constamment attirée par Billy Bob Thornton…

    Mais la réussite est due en grande partie aussi au casting. La bouille du jeune Brett Kelly est irrésistible (il a tout compris au personnage, à moins qu’il soit comme ça en vrai), le visage de Lauren Graham lumineux (surtout lorsqu’on la voit en gros plan, quels yeux, quel sourire !) et la prestance impressionnante et le look ridicule de Bernie Mac (dans un rôle plus sérieux que d’habitude, mais quelle ordure !) font mouche. Puis il y a Tony Cox, le nain black qui se tapait la femme de Jim Carrey dans « Fous d’Irène », vraiment génial, et surtout Billy Bob Thornton (sa présence n’est pas due au hasard puisqu’on l’a vu chez les Coen dans « The barber », son plus beau rôle, et « Intolérable cruauté »), de chaque plan et complètement déchiré du début à la fin (et dans certaines scènes, il l’était pour de vrai !). Un carisme fort à la Walter Matthau (la principale référence du personnage), lui qui, malgré sa sulfureuse réputation de rocker, incarne souvent des personnages coincés ou introvertis, plus complexes qu’ils n’en ont l’air (« Sling blade », «Armaggeddon », « Bandit », « Un plan simple », « The barber »…). Il est souvent méconnaissable de film en film (de « U-Turn » à « Les aiguilleurs ») et nous dévoile une sensibilité étonnante à travers ses trois réalisations, « Sling Blade », « Daddy and them » et « De si jolis chevaux ». Mais il se lâche complètement dans « Bad Santa », dans son rôle le plus déjanté, qu’il a du avoir plaisir à incarner.

    Que l’on aime ou pas Noël, ce film plait et ne peux que faire rire (si on a un minimum d’humour), et même étonner par sa maturité qui se dévoile petit à petit. Evidement, il est à déconseillé aux enfants, qui risqueraient de poser pas mal de questions à leur parent après le film.
    Voilà donc la comédie de l’année.

       Par : vinceol (n°9792)
    Le : 20/12/2004 à 01:43:11
    Critique :
    Laissez vos enfants à la maison, oubliez les contes neuneus sur Noël et régalez vous devant les aventures peu reluisantes d'un père noël alcoolo (joué à merveille par B. B. Thornton) et de son compère malhonnête (un nain noir). Terry Zwigoff n'en a que faire du politiquement correct et défait tout l'angélisme et la crétinerie tissés autour de cette période de Noël. Un film jouissif que signe le réalisateur du très bon Ghost world.
       Par : lololyon69 (n°7617)
    Le : 15/12/2004 à 10:33:54
    Critique :
    Très bon film. Ca change un peu des films "politiquement correct". On passe un excellent moment et finalement, on s'y attache à ce père Noel alcolo et cynique ! Belle performance de l'acteur également.
       Par : Deadichon (n°7576)
    Le : 15/12/2004 à 08:53:46
    Critique :
    Bizarrement, je trouve que c'est un bon film (vu le sujet ça partait mal !).
    Un père noêl alcolo, vulgos et crade !
    Un bon moment de scinisme !

       Par : fonceur (n°7113)
    Le : 14/12/2004 à 12:51:16
    Critique :
    Si il y a bien un mot à retenir de ce film, c'est le mot vulgaire !
    Pas vraiment adapté aux enfants, il y a des paroles fort crues !!!
    L'histoire est banale, il faut dire que vu le nombre de films déjà fait sur le sujet et on y a droit chaque année, pas évident d'innover.


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