Critiques :
Un crime dans la tête
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Critiques des visiteurs sur Un crime dans la tête (10 au total)
    Par : (n°18966) | Le : 08/06/2005 à 03:05:57 Critique :
| Un film inquiétant et intelligent! Les acteurs se débrouillent très bien et la réalisation est bien menée par Jonathan Demme (le génial réalisateur derrière "le silence des agneaux"). Dommage qu'on accorde pas plus d'importance a ce film étant donné que c'est un remake. Le suspense est génial. Le titre français est par contre a chier.
| | |    Par : (n°17942) | Le : 17/03/2005 à 21:10:36 Critique :
| Film de Jonathan Demme avec Denzel Washington et Meryl Streep.Un excellent suspense politique ayant l'intelligence de ne pas sombrer dans le manichéisme et traitant avec pertinence de l'Amérique"post 11 septembre"avec,en point de mire,l'administration Bush.
| | |   Par : (n°17890) | Le : 11/03/2005 à 18:38:51 Critique :
| Manipulation psychique et affairisme sont les bases de ce thriller,remake d'un film de John Frankenheimer.Jonathan Demme,le réalisateur,arrive à lui donner une certaine modernité,mais hésite trop longtemps entre suspence et analyse politique.Le propos perd donc en force.C'est néanmoins avec plaisir qu'un large public regardera ce long métrage.
| | |  Par : (n°15289) | Le : 08/01/2005 à 16:25:43 Critique :
| Un peu déçu par ce film assez psycologique qui nous plonge en plein milieu d'un complot. J'ai trouvé ça assez peu crédible et trop tiré en longueur.
| | |   Par : (n°14221) | Le : 06/01/2005 à 02:18:36 Critique :
| Remake globalement réussi du film de john frankenheimer mais qui n’apporte rien à l’original. Cependant, la réalisation de jonathan demme implique le spectateur et denzel washington est impeccable et carré comme d’habitude.
| | |    Par : (n°13925) | Le : 05/01/2005 à 00:46:16 Critique :
| Film etats unien, où la manipulation mentale semble être le sujet coeur du récit.
Un scénario qui aborde des notions éthiques, de consciences, le mensonge, l'hypocrisie, la manipulation, le tout desservi dans une mise en scène parfois froide et efficace!
| | |   Par : (n°12545) | Le : 28/12/2004 à 00:39:49 Critique :
| The Mandchurian canditate devient Un crime dans la tête, encore une traduction débile qui laisse à penser que l'on est en présence d'une production pour neuneus, mais il n'en est rien. Un crime dans la tête est un bon film nous faisant basculer dans la manipulation mentale au plus haut sommet de l'Etat étasunien. De bonnes choses dans ce nouveau film de Jonathan Demme mais la fin est quelque peu décevante et on a du mal à croire que la mère du futur président guide ce dernier au seul son de sa voix. Ce ne sera pas le film de l'année mais on passe un bon moment tout faisant travailler notre cerveau, c'est déjà pas si mal !!!
| | |    Par : (n°10284) | Le : 21/12/2004 à 01:37:17 Critique :
| “Un crime dans la tête” (“The Manchurian Candidate”, le titre français dévoilant pas mal l’intrigue) est le remake du film homonyme réalisé en 1962 par John Frankenheimer (qui par la suite a réalisé d’autres films du même genre, “7 jours en Mai” ou “Le pays de la violence”), un grand classique du thriller politique et parano, adapté du roman de Richard Condon. Voici le résumé de l’histoire du film original :
Un groupe de soldats américains prisonniers des Chinois en Corée est soumis à un lavage de cerveau et un conditionnement intellectuel. Parmis eux, Raymond Shaw (Laurence Harvey en 1962, Liev Schreiber en 2004) et Bennet Marco (Frank Sinatra / Denzel Washington), qui oublieront tout de cet evenement. De retour de la guerre, le sergent Raymond Shaw recoit la medaille d’honneur de l’armée americaine sous les recommandations de Marco et les témoignages des autres soldats. Il est soutenu par son beau père Senateur (James Gregory / jon Voight) et sa mère castatrice (Angela Lansbury / Meryl Streep). Cette dernière pousse le père de Raymond à la présidence. De son coté, Marco est mal en point, détruit par ses cauchemars incessants. Mais il apprend qu’un autre membre de son équipe ayant aussi subit un lavage de cerveau fait les mêmes cauchemars, ce qui va pousser les autorités militaires à le prendre au sérieux. Ces cauchemars mettant en scène Raymond Shaw, qui a aujourd’hui un comportement étrange, Marco va tenter d’apprendre d’ou viennent ces cauchemars et de savoir ce qui lui est vraiment arrivé à lui et à Raymond Shaw pendant la guerre. Il va découvrir qu’ils ont été manipulés dans un but précis...
Peu de changements dans la version de Jonathan Demme, si ce n’est le contexte (la Guerre de Corée et le communisme laissent place à la Guerre du Golfe) et la fonction de certains personnages. Mais dans les grandes lignes, l’histoire reste la même. Du moins au début, car le remake va vite se détacher de son modèle et en modifier l’intrigue, ce qui fait que même ceux qui ont vu l’original risquent bien d’être surpris. Mais pour une fois, je ne dévoilerais rien ici.
Le film original avait marqué par ses experimentations visuelles bluffantes. Comme Frankenheimer, Demme possède un style propre à lui, unique, mais ne cesse jamais d’experimenter (quoiqu’à la fin de sa carrière, Frankenheimer restait sur ses acquis). Par exemple, Demme utilise souvent des gros plans sur des visages au centre du cadre ou des plans ou le personnage est au centre de l’image, face à nous. Frankenheimer utilisait aussi beaucoup de gros plan, mais lui jouait beaucoup sur les différents champs, sur la profondeur de l’image (un visage en gros plan sur le coté du cadre et d’autres personnages au second plan derrière, par exemple, et le plus souvent en contre plongée, c’etait d’ailleurs sa marque de fabrique). Comme Frankenheimer, Demme utilise plusieurs points de vue (ce qui faisait la terreur du final de “Le silence des agneaux”, le point de vue du tueur), notement dans les dialogues, dans lesquels les personnages sont souvent face au spectateur, et même pendant les scènes d’action, voir à ce titre l’intro de son “Un crime dans la tête” à lui, ou il utilise le point de vue (camera subjective, donc) d’un personnage qui porte des lunettes de vision de nuit (on voit donc l’action en vision de nuit, un peu comme dans le “Rollerball” de McTiernan, un autre remake, et même comme dans son propre “Silence des agneaux”). Il utilise même le point de vue d’une camera. Demme glisse d’ailleurs, du moins je le pense, un clin d’oeil à John Frankenheimer dans son film : le tableau au dessus du lit du perso de Raymond Shaw (on le voit quand il reçoit le deuxième coup de fil, après celui de sa mère) fait clairement référence au travail de Frankenheimer dans le “Un crime dans la tête” de 1962, dans lequel le cinéaste utilisait à l’extrême le principe de “cadre dans le cadre” (notement dans la fameuse scène de la conférence de presse). Un choix de réalisateur pertinent, donc, par rapport au film original. Demme ne singe pas Frankenheimer, mais il adapte l’oeuvre d’origine à son style, ce qui donne un film visuellement completement différent, et forcement interressant. De plus, l’histoire est cette fois transposée en couleur (le film de 1962 est en noir et blanc), et on a le droit à une magnifique photographie (notement dans la première scène et le sublime plan final, le plus beau du film) de Tak Fujimoto (qui à bossé sur presque tout les films de Demme, sur deux Shyamalan, sur “Badlands”...). Une relecture de l’original en fait plus visuelle que scénaristique, on est donc sûr de ne pas voir le même film. Le film de Demme est forcement plus violent (les scènes de cauchemars, qui s’avèreront vraies, sont terrifiantes), mais dans les deux cas, on est face à un thriller politique brillant et haletant, même si la version de Frankenheimer etait forcement plus innovante pour l’époque. Le point faible du film de Demme résiderait plus dans son scénario, un peu brouillon et pas toujours cohérent, mais il nous réserve quand même de nombreux rebondissements et un bon suspense, surtout dans certaines scènes trés réussies (Marco rencontre un de ses anciens soldats complètement atteint, l’exelent Jeffrey Wright ; Le premier (deuxième, sans parler de la scène d’ouverture) face à face hallucinant entre Marco et Shaw dans le bureau de ce dernier ; la scène finale tendue...). Palpitant du début à la fin, de plus en plus au fur et à mesure que le complot s’éclaircisse et prenne de plus en plus d’ampleur.
Après “Man on fire”, Denzel Washington parvient une fois de plus à nous surprendre, encore dans le rôle d’un homme atteint par son passé, fragile psychologiquement. C’est le rôle le plus tourmenté de sa carrière, et ça lui réussit vraiment bien. Meryl Streep est fabuleuse et nous fait une composition trés théatrale (voir la scène ou elle tente de convaincre d’imposer son fils à la vice-présidence) et trés forte, tandis que Liev Schreiber obtient encore un rôle à double facette (surement le personnage le plus interressant du film) et l’incarne donc à la perfection (il est boulversant dans certaines scènes). Petit bemol concernant Kimberly Elise (“Le prix à payer”) et son personnage, comme dans le film d’origine en fait (le perso était alors joué par Janet Leigh). Un personnage peu travaillé, neutre et même pas ambigüe (il l’est dans le film de Frankenheimer). Quand au personnage de Jon Voight, il n’est pas assez mis en valeur, il manque d’epaisseur. Dans les seconds rôles, on trouve aussi Ted Levine (qui apparait dans presque tout les films de Demme) et Bruno Ganz (acteur suisse fétiche de Win Wenders). L’intérpretation reste un des points forts du film, après la réalisation virtuose du cinéaste, réalisation qui provoque parfois un sentiment de malaise (par la multiplicité des points de vue ou par des scènes faussement joyeuses, comme les premiers plans d’ouverture sur les soldats, aidé en cela par l’exelente bande son). Les remakes deviennent de plus en plus nombreux, mais en même temps ils s’éloignent de plus en plus de leur modèle (comme ce qu’à fait Demme pour “Charade”, via le mal aimé “La vérité sur Charlie”), c’est ça qui est interressant. Celui ci est exemplaire.
A noter le cameo de Sydney Lumet, un réalisateur de la même periode que celle de Frankenheimer et qui partage les mêmes thèmes. Il a lui aussi réalisé des classiques du genre.
| | |    Par : (n°8015) | Le : 15/12/2004 à 18:46:37 Critique :
| c un film qui tien en halène pendant tout le film.
| | |  Par : (n°7155) | Le : 14/12/2004 à 14:59:46 Critique :
| Un film un peu trop prévisible à mon gout et un peu trop long aussi... Le scénario n'est pas très vraisemblable non plus et on essaie encore une fois de faire plonger le spectateur dans l'univers du complot à l'américaine.
Heureusement que Denzel Washington relève un peu le tout.
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