Critiques :
La plus belle victoire
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Critiques des visiteurs sur La plus belle victoire (4 au total)
  Par : (n°17659) | Le : 04/03/2005 à 22:36:04 Critique :
| Tous les clichés du genre sont alignés un à un : l'amour sous les étoiles, le sport sur le terrain, les tendres baisers échangés sur la plage, le sport en chambre, les disputes et les retrouvailles… Rien de bien original !
| | |   Par : (n°14030) | Le : 05/01/2005 à 05:09:47 Critique :
| « Jeanne et serge » version ciné (oui je sais, c’est pas le cas mais ça y ressemble sur le papier), c’était pas gagné d’avance. Le duo de charme principal tire le film vers le haut mais on reste quand même assez profondément dans les clichés et on a peu de surprises tout au long du film.
| | |   Par : (n°12323) | Le : 27/12/2004 à 14:12:34 Critique :
| C'est un film passable, plus ou moins captivant, avec des moments plats, creux, de longueurs, et une trame prévisible, où l'on connait déjà la fin avant même d'avoir le moindre doute au fond de soi !
Une réalisation simple, sans excès...
Un jeu d'acteurs assez percutant, mais sans génie là encore...
Bref, un film sans prétention, très peu évoqué dans les médias...
| | |   Par : (n°10291) | Le : 21/12/2004 à 01:46:51 Critique :
| Que pouvait-on attendre d’une comedie sentimentale sportive dont l’affiche toute faite de blanc (le blanc est symbole de pureté et de bonne pensé) illustre une blonde et un blond (le jaune est le symbole de la science et de l’intelligence...ne riez pas, c’est pas des conneries !) et dont le realisateur, bon artisan du cinema britannique, ne semble pas à sa place au regard de sa filmographie ? Absolument rien, et c’est pour ça qu’on en ressort forcement surpris, surpris d’avoir vu une comedie intelligente autant sportive que romantique. L’originalité de ce film d’amour, c’est de mettre tout au long de l’histoire en parrallèle l’amour et le sport. Tout les personnages partagent ces deux elements, mais separement. Par exemple, au debut de l’histoire, le hero Peter Colt est un has been du tennis, il n’arrive plus à gagner parce qu’il manque d’amour, de force interieure (mais ça, il ne le sait pas encore). A l’inverse, le perso de kirsten Dunst ne peut gagner qu’en faisant le vide dans sa tête, en ne pensant à rien d’autre, donc surtout pas à l’amour. Elle partage donc le même mode de pensé que son père et entraineur, qui lui interdit toute histoire d’amour durant le tournoi. Et c’est ainsi pour tout les personnages principaux, y compris les parents de Peter. C’est le sport qui va tous les rapprocher, qui va créer (ou recréer, dans le cas des parents) les liens, l’amour. Une comedie sentimentale qui devoile l’universalité du sport, et même, à l’inverse, un film sportif qui devoile l’amour, c’est ce qu’est le film, et en y refflechissant bien, c’est pas si courant que ça. D’ordinaire, les films de sport sont plombés par une sous intrigue amoureuse sans interet, mais là l’intrigue amoureuse est aussi importante que l’intrigue sportive, parce qu’elles sont indissociables, elles se repercutent l’une sur l’autre. Les deux sous genre se melangent intelligement, et on peut sur ce point feliciter l’habilité du scenario, scenario qui ne tombe jamais, ou trés rarement, dans la guillemauve, les clichés ou la morale qu’impose souvent ce genre d’histoire. Bien sûr, le film delivre une certaine morale, certaines valeurs, mais il ne le fait pas agressivement mais discretement, et avec beaucoup d’humour. Ce n’est pas un film qui nous force à croire en quoi que se soit, le message du film est en filigramme (et ce contrairement à ce que peut faire penser la lourdeur du titre), et sur un ton plutôt leger (un ton grave aurait ici donné un melo desagreable).
Après l’originalité du film d’amour, voici celle du film de sport : c’est d’illustrer le tennis, un sport rare à l’ecran (d’ailleurs, des films qui en font leur sujet principal, j’en connais pas). Pas besoin de s’y connaitre, même si les experts auront le plaisir de voir à l’ecran quelques vrais joueurs, parce que les matchs sont tellement bien fait qu’on ne s’y perd jamais. Encore mieux, ces scènes de sport dévoilent une realisation superbe et inventive : des travellings d’une beauté rare dans le genre, des effets visuels et sonores originaux (et parfois invisibles, comme la balle elle même !), un montage dynamique qui fait que l’on ne perd pas une miette de ce qui se passe à l’ecran, gros plans et inserts (pour une fois) justifiés...La camera suit parfois litteralement la balle, s’insère entre les deux joueurs, au milieu du terrain, nous montre chaque action (et ici on verra que le moindre geste est capital)...La réalisation met aussi bien en valeur la force physique que la force mentale, traduisant à la fois ce qui se passe sur le terrain que dans la tête du personnage. En cela, le réalisateur, sans doute un adepte de ce sport, nous place dans une situation rare dans le film de sport : celle du joueur ! On est immergé dans l’action, on vibre, on doute. Du coup, on regrette que ces scènes soient trop courtes, ou même qu’elles ne soient parfois pas montrées (le duel pourtant important entre Peter et son meilleur ami ne nous est pas montré). Au moins, le réalisateur n’en rajoute pas, conscient que trop de scènes sportives tuerait le suspense (et le film deviendrait alors répétitif, ce qu’il n’est absolument pas en l’etat) et l’impact de la réalisation. Mais autant d’application force le respect, on sent d’ailleurs l’originalité et la fraicheur du film dés l’amusant générique de debut, qui nous met tout de suite dans l’ambiance, suivi de l’epatante et surprenante scène d’ouverture. A coté de ces scènes, Richard Loncraine, le réalisateur, soigne ses cadres, ses plans, et ce dans la moindre scène non sportive, ou la camera se fait lisse, agreable. Le realisateur ayant déjà illustré des films trés théatral (du Shakespeare), on a parfois l’impression dans certaines scènes d’assister à une pièce de théatre (la scène ou la père entre dans l’appartement de Peter pour chercher sa fille, une scène brillante qui possède absolument toutes les caractéristiques du théatre), en particulier pour les scènes comiques. Un humour trés british, jamais lourd et plutôt mignon, quoique discret. Ce sont comme bien souvent les seconds rôles qui nous font le plus rire, ici la famille de Peter (le frère en particulier).Le personnage de Peter en lui même est plutôt drôle, pessimiste, persuadé à chaque match qu’il va perdre (ce qu’il pense parfois pendant les matchs, c’est lui qui nous raconte via une voix off, est plutôt drôle). Un peu pathetique, et le pathetique amène toujours le sourire. On eclate pas de rire dans ce film, on sourit.
Ce film respire la modestie, à l’image d’un réalisateur discret et rare : Richard Loncraine à réalisé seulement 10 films (en comptant celui là) depuis 1972 (dont “Full Circle”, un film d’epouvante trés réputé). Sa dernière réalisation remonte à 1996, il s’agissait de “Richard III” (avec Ian McKellen), une adaptation et transposition réussie de la pièce ultra célèbre de Shakespeare. Doué, le réalisateur, et rare. Il ne gagnera pas plus de renomée avec son nouveau film pourtant trés réussi, mais demontre une nouvelle fois son talent. Tout comme son acteur principal Paul Bettany, enfin en tête d’affiche après des prestations trés remarquées dans “Chevalier”, “Un homme d’exeption”, “Dogville” et “Master and commander”. Il ne sera à l’evidence jamais une star, il n’a pas le physique pour, mais est definitivement un bon acteur, comme le prouve sa prestation criante de vérité et pleine d’humilité de ce tennisman. Kirsten Dunst est ravissante et énergetique (et responsable de la plus belle image du film : Kirsten nue sous la douche de profil, derrière la porte vitrée ! Chef d’oeuvre pictural !), et on retrouve avec plaisir ces bons vieux Sam Neil (dans le rôle du père de Kirsten) et Bernard Hill (le capitaine du “Titanic” et le Roi du Rohan de “Le seigneur des anneaux”, dans le rôle du père de Peter). Voilà donc un film plaisant, etonnant et agreable à suivre malgré ses petites faiblesses de rythme (les scènes de sport sont tellement enthousiasmantes que le reste parait plus long). Bonne surprise !
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