Brodeuses aurait pu être un bon téléfilm avec tous les thèmes qu’il contient et qui sont caractéristiques des productions pour la télé. En tant que film ciné, il n’est pas mauvais mais trop ancré dans les clichés pour se démarquer.
Claire, 17 ans, vit dans une petite ville et travaille comme caissière à l'Intermarché du coin. Ses rapports avec ses parents, agriculteurs sont difficiles. Aussi, elle se réfugie dans la broderie pour s'évader. Lorsqu'elle tombe enceinte, elle décide de se taire pour accoucher sous x et se réfugie chez madame Melikian, brodeuse professionnelle marquée par le décès récent de son fils. Entre les deux femmes, une relation d'abord silencieuse et professionnelle puis de plus de plus expansive et intime s'installe au fil de l'aiguille piquant la soie jusqu'à atteindre les cimes de la filiation et la transmission.
Brodeuses est le premier film d'Eléonore Faucher, diplômée de l'école de cinéma Louis Lumière. Loin d'un traitement noyé dans une sensiblerie redondante que le sujet d'une grossesse non souhaitée aurait pu entraîner, la réalisatrice a choisi de capter les instants ténus du quotidien, la richesse d'un regard, la minutie d'un geste. Un soin particulier est également apporté à l'image, à la bande son (où l'on retrouve Louise Attaque) et surtout à un casting efficace. Si Ariane Ascaride est comme d'habitude épatante dans la peau d'une mère de famille solitaire et brisée, la vraie révélation du film s'appelle Lola Naymark, jeune comédienne à la chevelure de braise et au regard intense. Elle passe d'une seconde à l'autre d'un sourire encore enfantin timide et craintif à une moue frondeuse et volontaire d'adulte prête à soulever des montagnes et à défier le monde entier. Son personnage grandit au rythme de ce cœur qui bat en elle. Les portes de son avenir s'ouvrent avec tendresse et émotion. Une comédienne naît alors à son tour !
Elèonore Faucher réussit le pari de nous offrir une première œuvre attendrissante, à la simplicité réconfortante, aux couleurs de l'automne qui se regarde comme on enfile un pull alors que crépite un bon feu de cheminée !
Un très beau film, magnifiquement interpreté. On se laisse emporter par les sentiments et c'est un film parfaitement maitrisé pour un 1er long métrage. C'est prometteur !
Actrice la + sexy de l'année j'ai nommé Lola Naymark. Quel jeu et quelle sensualité se dégage de l'actrice principale ! Ariane Ascaride la seconde tout en grâce et en finesse dans un scénario simple et efficace qui n'est ni extraordinaire ni banal mais terriblement poignant et émouvant.
C’est un art, un passe-temps mélodieux, c’est une passion et un savoir-faire…
La broderie est définitivement un Art…
Il s’agit du premier long-métrage d’Eléonore Faucher, film dont on se souvient après être sorti de la salle, un film aux couleurs sensibles et maternelles.
Deux femmes, deux destins, des affects, des peurs, des ratages et des illuminations. Solennité, résignation muette, chacune lit dans le regard de l’autre, s’apprécie dans leur art commun qu’est la broderie…
Arrière plan sur des machine à broder, et superposition d’existences à broder, pour le bien-être, ou plutôt le mieux-être de chacune….L’atmosphère respire la lourdeur, et se juxtapose à une légéreté plus tendre, plus chaleureuse, où le temps paraît s’arrêter, lui aussi stoppé par le raffiné de l’instant des deux femmes…
La réalisation elle-aussi part dans le cœur des personnages….
Une belle histoire, bien racontée toute en pudeur.
Rien d'extravagant, juste une façon de filmer qui rend l'ambiance palpable, une actrice attendrissante et naturelle.
Un film qui n'a pas besoin de trop de "chichi" pour plaire, mais dont une fois de plus on n'a pas assez entendu parler....
Dommage.
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