Critiques des visiteurs sur Mean creek (6 au total)
   Par : (n°18457) | Le : 07/05/2005 à 16:34:47 Critique :
| On ne peut s'empecher de penser à"Stand by me"en voyant ce premier film de Jacob Aaron Estes.On y retrouve cette meme ambiance de rivalité et d'amitié confondues,telles que peuvent les ressentir des adolescents.Cet univers tellement particulier est filmé avec justesse,tendresse et légèreté.Le voyage est initiatique,et l'on s'attachera facilement à ces jeunes comédiens,totalement inconnus,mais dont l'interprétation est remarquable.Vous ne regretterez pas la vision de ce film.
| | |  Par : (n°14385) | Le : 06/01/2005 à 12:02:37 Critique :
| Film assez décevant. Je trouve ça particulièrement énervant ce genre de situations où les protagonistes s'embourbent dans les ennuis. ça se regarde mais ça s'oublie très vite.
| | |    Par : (n°14365) | Le : 06/01/2005 à 10:39:52 Critique :
| Voici une excellente surprise, un scénario très bien ficelé et surtout parfaitement exploité de bout en bout. La réalisation est terriblement efficace et on ce laisse vite embarquer dans cette histoire assez angoissante et servi par une très bonne interprétation. Un premier long-métrage très prometteur!
| | |    Par : (n°14013) | Le : 05/01/2005 à 04:45:58 Critique :
| Ca commence comme un film pour enfants jusqu’au moment où... Mean creek n’est pas surprenant que par son scénario, impeccable, mais aussi par sa mise en scène parfaitement adaptée. Les jeunes acteurs se débrouillent plutôt bien, ce qui ne gâte rien.
| | |    Par : (n°11965) | Le : 26/12/2004 à 14:42:48 Critique :
| La qualité des acteurs de ce film, en particulier un groupe d'enfants font de Mean Creek un film spécial, dérangeant, surprenant et angoissant...
L'authenticité du film provient de ce scénario dramatique, inscrit dans une réalisation brusque, abrupte, soudaine, où d'une minute à l'autre, et avec des montées de panique et de provocation, tout est prêt à chavirer...
Un film au départ sur un simple réglement de compte humiliant...pour terminer dans un bouillon dramatique...
Un film sur le drame et le poids de la conscience...
Le "tout" dans une musique qui rythme, qui ponctue, qui angoisse...
| | |    Par : (n°11855) | Le : 24/12/2004 à 01:57:44 Critique :
| Parce qu’il ne supporte plus de se faire tabasser à l’ecole par l’instable George (Josh Peck), Sam (Rory Culkin), son frère Rocky (Trevor Morgan) et ses deux amis Clyde et Marty (Ryan Kelley et Scott Mechlowicz) echaffaudent un plan pour se venger, qui consiste à le ridiculiser. Pour le (faux) anniversaire de Sam, ils invitent donc George à une balade en bateau sur une rivière du coin et là, ils lui feront tout payer. Millie, la copine de Sam, sera aussi presente sans qu’elle soit au courant du plan. Ou quand la farce cruelle vire au cauchemar.
Le plus terrifiant dans ce film (présenté à Sundance et à la Quinzaine de Cannes), c’est la montée en puissance de la tension, l’attente du moment fatidique. C’est la mise en place de la machination, qui s’enraille devant nous sans que les personnages se rendent compte vraiment de ce qu’ils sont en train de faire. Le spectateur assiste, impuissant, à la decheance des personnages. Une première partie faite de non-dits, de silences pesants, de repliques blessantes, de mensonges, de cruauté...Derrière la bonne ambiance se cache l’horreur de l’être humain. Le paysage paradisiaque dans lequel ils evoluent cachent en fait un enfer. Six jeunes completement seuls dans un lieu desert, qui ne se comprennent pas, qui ne parviennent pas à se mettre d’accord sur l’issue du plan (certains changent d’avis, d’autres non) mais qui font comme si tout se passaient bien, sans savoir qu’ils sont en train de comettre l’irréparable, même quand ils pensent que le plan est annulé. Mais ce n’est pas le manque de communication qui va declencher le point de non retour, c’est le manque de comprehension de chacun pour l’autre. C’est la fragilité psychologique, la sensibilité cachée ou pas de chacun des jeunes, y compris pour George, aussi cruel que ses bourreaux dans le rôle de la victime, mais aussi touchant. George est le personnage le plus interressant du film. D’abord présenté comme une simple brute, dans une première scène ou on le voit tabasser sans grande raison Sam, il va s’averer que George est simplement un enfant mal dans sa peau, seul, aussi complexe qu’interressant, aussi gentil qu’il ne peut être blessant, sans s’en rendre compte. George, derrière son apparence de simplet ou d’idiot, est trés intelligent. Il filme tout ce qu’il y a autour de lui pour qu’un jour, le monde decouvre tout ce qu’il y a dans son esprit. Ce mode de pensé nous est révélé dans la dernière scène, ou la police visionne la camera de la victime. Un passage que l’on visionne tout en sachant que George n’est plus, on ne le voit d’ailleurs plus dans la realité mais à travers un ecran. Un passage boulversant, qui nous montre que George etait un être passionant, touchant, qui avait des ambitions, des idées, mais qui n’etait pas compris, et il le savait. Un passage qui nous fait regretter que l’imbécilité humaine ai pu faire disparaitre un garçon comme lui. Parce que c’est le genre d’histoire qui arrive tout les jours, un fait divers glauque qu’un concours de circonstance a amené, du gachis humain. Personne ne le voulait mais c’est arrivé quand même.
La première partie, dérangeante, amène donc l’explosion, puis la deuxième partie commence, plus contemplative, plus calme, mais aussi desenchantée, plus sombre (la nuit tombe, alors que la première partie etait trés éclairée, révélant les vraies personnalités de chacun). Plus classique, cette partie, poignante, nous fait observer cinq jeunes face à la grave erreur qu’ils ont commise. Le poid des responsabilités ressurgit. Moins interressante que la première, cette seconde partie n’en reste pas moins trés belle, le realisateur filmant au plus près ses personnages, camera à la main. Camera à la main, mais pas tremblante comme on pourrait le penser. Elle est ici douce et discrète. Elle nous amène tranquillement là ou on ne veut pas aller, elle nous plonge dans ce groupe de jeunes (comme si on etait le septième personnage, le temoin), et nous permet de mieux les connaitre, de les aimer, malgré ce qu’ils pensent et ce qu’ils font. Une camera sadique, donc, qui nous montre des personnages humains, attachants, ce qui fait que le dechirement devient encore plus brutal. On ne leur en veut même pas qu’ils laissent mourrir George sans rien faire pour le sauver, ni qu’ils decident après ça d’enterrer le corps sans prévenir personne. Ils sont humains, après tout, et qu’aurait on fait à leur place ? Peut être la même chose, peut être pas. On leur pardonne ces erreurs, aussi graves soient elles, parce qu’elles sont humaines. C’est un film sur l’erreur, sur l’être humain. Ces jeunes là ne sont pas mechants, ni detestables, au contraire, mais ils ont fait une erreur. Eux même n’en ressortiront pas indemmes (voir le dernier plan fixant le visage de Rory Culkin), conscient de ce qu’ils ont fait, alors qu’ils ne l’etaient pas du tout avant de l’avoir fait. Mais c’est trop tard, certains d’entre eux vont assumer, d’autres non. Dans une ambiance melancolique (l’envoutante bande son y participe) parfois proche de celle de “Pic-nic à Hanging Rock” (le mystère en moins), la tragedie se deroule devant nous, à la fois belle et horrible. Les personnages sont magnifiques et interprétés par des jeunes exeptionnels, certains connus, d’autres moins : deux révélations de chez Shyamalan, Rory Culkin (petit frère de Macaulay et de Kieran, decouvert dans “Signes”) et Trevor Morgan (decouvert dans “Sixième sens”, puis vu dans “Jurrassic park 3” ou “La prison de verre”), qui sont frères dans le film. Puis il y a les superbes révélations du film, qui sont Josh Peck (boulversant dans le rôle de George), la lumineuse Carly Schroeder dans le rôle de Millie (une actrice dont on devrait encore entendre parler), et Scott Mechlowicz, impressionant et carismatique dans le rôle du leader du groupe, le vrai responsable et le plus cruel du film. Des acteurs magnifiés par le realisateur (on dirait parfois des anges, surtout dans ce paysage paradisiaque), qui semble, pour son premier film, comme nous, fasciné par le comportement de ces jeunes, d’ou des scènes précises, des dialogues justes et durs et une analyse invisible mais présente des comportements. Un constat effrayant mais vrai, pour un film marquant qui, comme “Bully” ou “Stand by me”, nous fait exploser en plein visage une jeunesse desincarnée. Un realisateur (Jacob Aaron Estes) et des acteurs à suivre.
Petite reflexion sur l’affiche du film, qui est en fait un cliché du film, et qui nous montre les cinq jeunes éparpillés et pensifs au bord d’un lac. Mais cette affiche devient troublante une fois que l’on a vu le film. En effet, un personnage a été effacé sur l’affiche par rapport à l’image que nous montre le film, et ce personnage, c’est celui de George la victime, qui vient à cet instant (celui de l’affiche) de mourrir. Il est censé sur l’affiche gire au bord de l’eau près de l’un des personnages. Mais il est alors mort, il est devenu un fantôme, invisible, et c’est ce à quoi l’affiche nous fait alors penser, representant l’etat mental du personnage central. Cette affiche est exactement à l’image du film. Pas besoin de bande annonce...
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