Deuxième long métrage pour Lorraine Levy, qui adapte le roman de son frère, Marc Levy – « Mes amis, mes amours » - sorti le 2 juillet 2008.
Mathias et Antoine, deux amis et deux pères divorcés ayant la garde de leur enfant, décident de faire toit commun dans le quartier français de Londres. La vie s'organise, désordonnée, joyeuse, avec les enfants, mais aussi Sophie, la jolie fleuriste secrètement amoureuse d'Antoine, Yvonne, la patronne fantasque du "bistrot français" qui couve son petit monde d'un regard maternel, et Mac Enzie, le chef d'agence d'Antoine, obstinément amoureux d'Yvonne en dépit de leur grande différence d'age... Entre Antoine, qui a appris à verrouiller ses émotions pour ne plus avoir à souffrir de personne, et Mathias, qui se laisse très vite submerger par les siennes, le quotidien n'est pas une sinécure. Et quand Mathias rencontre Audrey, une ravissante journaliste de passage à Londres, ce bel arrangement de pères célibataires vole en éclats. Ce ne sont plus deux amis qui cohabitent, c'est un couple qui se déchire. Mais Audrey n'est pas une femme à qui l'on ment. En essayant maladroitement de protéger sa vie de couple avec Antoine, Mathias ne comprend pas que ne pas faire de choix, c'est prendre le risque de tout perdre. L'amitié de l'un, et l'amour de l'autre...
« Mes amis, mes amours » est le sixième livre de Marc Lévy. Les romans de l’écrivain ont connu trois adaptations cinématographiques, dont la dernière en question a été savamment choisie par Lorraine Lévy. Un scénario légèrement remanié par sa réalisatrice, reflétant l’ambiance littéraire romantique qui s’en dégage. C’est tout le poids de ce long métrage, qui fait coïncider les personnages dans leur existence – leur permettant ainsi de poser un regard sur leurs actes et leurs peurs.
Une réalisation axée sur les thèmes développés, que sont les relations humaines et toutes les étincelles de l’interaction. On y retrouve l’amitié, l’amour, le poids de la solitude et de ses conséquences – le tout renforcé par le charme des aléas et des imprévus. L’humour s’installe doucement, et pose l’empreinte d’un récit parfois léger, parfois plus solennel.
Vincent Lindon s’illustre naturellement dans le rôle d’un homme pris par ce qu’il lui arrive. Il donne la réplique à l’acteur Pascal Elbé, très en vogue et en conviction. La présence de Virginie Ledoyen donne au film, un air endiablé de grâce et d’instant exquis. A noter encore la présence de Florence Foresti, dans un rôle secondaire à découvrir.
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