Luc Jacquet s'est imposé triomphalement dans son très reconnu " Marche de l'empereur" avec l'Oscar du meilleur documentaire.
Avec "Le Renard et l'enfant", sorti le 12 décembre 2007, il signe son second docu-fiction.
Un matin d'automne, au détour d'un chemin, une petite fille aperçoit un renard. Fascinée au point d'oublier toute peur, elle ose s'approcher. Pour un instant, les barrières qui séparent l'enfant et l'animal s'effacent. C'est le début de la plus étonnante et de la plus fabuleuse des amitiés. Grâce au renard, la petite fille va découvrir une nature secrète et sauvage. Commence alors une aventure qui changera sa vie, sa vision et la nôtre.
Un scénario inspiré et inspirant, tiré d'un bel hommage de la faune et de la flore. Comme le souligne Luc Jacquet, la première scène du film fait appel à des souvenirs personnels - "Je suis rentré dans une grande clairière entourée de sapins. Le renard ne m'avait pas vu, obnubilé par sa chasse. (...) J'ai eu l'envie irrépressible de l'approcher. (...) Il s'est retourné, m'a regardé avec une puissance qui m'a bouleversé et a filé. C'est la première scène du film. (...) un jour on tombe sur un renard et trente ans plus tard, on finit par en faire un film ".
Doucement, le spectateur se lie à cette relation unique tissé entre le monde humain et le monde animal, superposant ainsi deux univers différents que tout semble rapprocher.
Il faut pousser les secrets de tournage pour bien comprendre l'enjeu de la réalisation. Si les images semblent nettes et réélles, le réalisateur n'a pas souhaité restituer la nature réelle mais créer " un paysage idéal en juxtaposant des petits bouts de nature issus de lieux souvent très éloignés les uns des autres."
Pour cela, Luc Jacquet a posé ses caméras en France, dans l'Ain et au coeur de l'Italie.
Il reste à ajouter que le décorateur du long métrage a du confectionner des décors artificiels qui devaient paraître aussi naturels que possible - et notamment dessiner l'extérieur des terriers et les implanter dans la nature...
Au final, un résultat spectaculaire, riche et d'une émotion constante. L'histoire desservie par la voix d'Isabelle Carré sur un regard innocent et enchanteur d'une petite fille -Bertille Noël-Bruneau.
A découvrir absolument.